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LAURENT ARTUFEL, AVEC LE MAQUILLEUR FÉLIX SUROWY

Petit prince de la télévision, de la radio et du théâtre, Laurent Artufel n’est pas encore une star, mais déjà un personnage extrêmement populaire, dont la gentillesse et la sincérité déroutent dans ce milieu du Show-Business qui ne professe pas toujours ces qualités…et même très rarement ! Après vingt ans d’un parcours artistique étonnant, où se mêlent succès et drames, il se. dévoile en toute sincérité.

Laurent Artufel , né sous le soleil de Marseille en 1977, a suivi dès ses vingt ans, une seule ligne directrice, celle d’aller vers la lumière des projecteurs, débutant cette année-là en tant qu’animateur et magicien aux côtés de Jacques Martin dans ses fameux dimanches après- midis télévisés sur la scène de l’Empire ! Sa carrière est immédiatement lancée, qui l’amène ensuite à être sur Pink TV, pendant deux ans dans les « Morning Live » de Michaël Youn, mais aussi sur Canal +, Direct 8 et France 2, etc…, de participer en tant qu’animateur à différentes grandes radios, d’écrire des scènarii, et même d’écrire pour le théâtre et de jouer dans 13 pièces différentes, dont l’une écrite par Patrick Hernandez. Sans oublier de présenter à travers la France ces fameuses tournées de chanteurs de toujours, telles Stars 80, devant des milliers de personnes. Autant dire que son énergie et sa réactivité sont toujours en ébullition !

Le côté masqué de Laurent Artufel, qui n’hésite pas à le dévoiler dans ce livre qui peut-être poignant, est celui de son coeur, qu’il est prêt à offrir, à partager, mais que ses partenaires finissent par briser, même une certaine fois quelques jours avant le mariage, après des années de vie commune. Alors, comme James Dean, il plonge alors dans des déprimes et invite son mal être dans des bolides qui se fracassent dramatiquement. Aujourd’hui, il fait le point, et est prêt pour de nouvelles aventures médiatiques et…amoureuses : « Je reste un éternel enfant! ».

Les plus gentils ne sont pas…./ Editions Jets d’encre/ 21, 50 euros

Pierre-Jean Chalançon

Très spécial, cet homme là ! Devenu star depuis qu’il est omniprésent dans l’émission « Affaire conclue« , sur France 2, animée par Sophie Davant, il vient de faire paraître son autobiographie qui décrit avec une franchise stupéfiante sa vie, ses goûts, ses fantasmes. S’il aime faire le clown en public, il sait aussi rire de son propre reflet dans un miroir…

Né en 1950 à Rueil-Malmaison, Pierre-Jean Chalençon a découvert à huit ans, en parcourant une bande-dessinée, offerte par son père, ( disparu très récemment), la vie et le parcours de Napoléon, et toute sa vie en a été bouleversée. A dix-sept ans, il a acquis avec ses maigres sous son premier souvenir de l’empereur et il n’a jamais cessé depuis d’acquérir mille et un objets, tableaux, vaisselles, tissus, vêtements, bicornes, épées, bijoux, etc.., et même des meubles ou un lit lui ayant appartenu! Aujourd’hui, il est considéré dans le milieu des commissaires-priseurs, qui le surnomme « L’empereur » comme le plus grand collectionneur au monde de tout ce qui concerne Napoléon, avec plus de 3.000 pièces, plus rares les unes que les autres. Il a organisé de nombreuses expositions, et est même aujourd’hui administrateur du Cercle France Napoléon. C’est dire s’il s’y connaît en expertises et en enchères !

Pierre-Jean Chalençon, chez lui, au Palais Vivienne.

Depuis peu, Pierre-Jean Chalençon a acquis à Paris le Palais Vivienne, où il vit et où il organise des portes ouvertes au public et des soirées privées chics et chocs, le tout au milieu de ses oeuvres rarissimes. Désormais devenu une figure incontournable de la télévision et une star des magazines people, il s’amuse à raconter dans son livre ses amitiés avec Charles Trenet, Michou et Régine, entre autres stars de tous bords, même politiques, sa vie pailletée de bisexualité, et assume pleinement son allure à la Polnareff et ses incartades dans des émissions comme naguère Danse avec les stars ou aujourd’hui Affaire conclue: « Comme j’ai failli mourir il y a quelques années, je n’ai plus peur de rien et je tiens à partager avec tous ma joie de vivre! ». Ce livre en est la parfaite preuve.

Grégoire Colard

Appelez moi l’empereur !/ Editions Harper Collins/ 172 pages/ 19, 90 euros.

 

 

Anny Duperey entame avec émotion une nouvelle carrière, celle de photographe, comme l’était son père, dont elle ose enfin exposer avec fierté des clichés enfouis dans un tiroir depuis sa disparition, en 1955 !

 

Du 14 juillet au 19 août, à Saint Hilaire-Lac, en Corrèze, se tiendra une double exposition de photos, l’une dans l’église, avec celles de Lucien Legras, le papa d’Anny, et dans le Carré du Fournil, un bâtiment tout juste restauré, les prises de vues de la belle comédienne.

Brume/ photo Anny Duperey 

« A la mort soudaine et dramatique de mes parents alors que je n’avais que huit ans et dont j’ai parlé dans mon livre « Le voile noir », j’ai été comme frappée d’amnésie, avec aucun souvenir de ma petite enfance ni d’eux. On m’a dit qu’ils étaient photographes, et, quand j’ai commencé au cours de ma vie à m’intéresser à la photo, apprendre à développer en chambre noire, à cadrer et à faire des tirages, j’ai pris cela comme juste un hobby personnel. Je n’avais aucune idée des oeuvres de mon père. Ni de son visage. C’était un inconnu, pour moi… Il a fallu des années pour je découvre ses traits sur papier glacé, et avec moi ».  

LUCIEN LEGRAS ET ANNY DUPEREY 

En effet, chez elle, dans un tiroir qu’elle n’osait jamais ouvrir, dormaient des classeurs dont elle savait bien qu’ils renfermaient la mémoire et l’âme de ses géniteurs. Mais, de la même façon qu’elle n’a jamais pu aller sur leur tombe, elle a laissé les années s’écouler, sa carrière de comédienne s’épanouir, ses amours l’entourer, ses enfants naître et grandir, l’écriture l’inspirer. La vie quoi ! Avancer !

Ginette, la maman d’Annie Duperey, qui n’en avait aucun souvenir/Photo Lucien  Legras

« Un soir, pourtant, avec ma soeur, nous avons ouvert une boîte, qui renfermaient des photos de paysages, belles, mais donc impersonnelles. Et ensuite, d’autres, des portraits que je ne pouvais pas identifier et, alors tremblantes, nous avons vite tout remis dans le tiroir. Pour des années encore. J’en parlai un  jour à un ami qui proposa de tout emporter chez lui et qui me fit part ensuite de son émerveillement, m’assurant de la qualité et de la beauté du travail de mon père. « C’est une oeuvre véritable ! ». Ainsi, peu à peu, j’ai pris la dimension de son talent et la connaissance de ce passé dont je n’avais aucune image dans ma tête, dont celle de mon père, mort à  30 ans. Et j’ai été saisie par la similitude incroyable entre certains sujets saisis par lui, comme des arbres émergeant de la brume, par exemple, et les miens ! J’avais aussi flashé sur un certain escalier en pierre. Comme lui ! Des années et des années après, sans le savoir! ». 

Photo Lucien Legras 

Aujourd’hui, après une carrière de comédienne récompensée par un César, 5 Molière, et deux Sept d’Or, un chemin d’écrivaine best-seller balisé de multiples prix, dont celui de l’Académie Française, pour L’admiroir,  Anny Duperey est aujourd’hui une artiste archi populaire, d’autant plus depuis 14 ans, avec la série cultissime « Une famille formidable« , dont elle tourne actuellement de nouveaux épisodes. Femme discrète, protégeant le plus possible sa vie privée et ses intimes, elle est aussi connue pour être généreuse de son temps, soutenant sans faillir des associations comme, entre autres, « Sos Papa« ,  » Sos Villages d’Enfants » et… »Les amis de Saint Hilaire-Lac », et élevant publiquement sa voix contre certains maux de la société, comme la violence conjugaleMais, cet été, ce sont des portraits et aussi une part de sa mémoire enfin reconstituée qu’elle va exposer, à côté des clichés pris par son père, dévoilant non sans émotion la liaison artistique et héréditaire entre leurs propres inspirations. Comme un air de famille. Une famille…formidable !

« Isabelle Adjani, 18 ans et un gros rhume des foins » / Photo Anny Duperey

 

Grégoire Colard 

 

Exposition du 14 juillet au 19 août. De 14 à 19 heures.

Eglise et Carré du Fournil/ Saint Hilaire-Lac/Corrèze.

Enfin un peu de jeunesse sur France 2 !  L’animatrice Daphné Bürki a fait le buzz en présentant les Victoires de la Musique, une émission habituellement ennuyeuse à mourir,  devenue grâce à elle un moment totalement ludique, potache, insolent et déjanté, sur un faux-semblant de n’importe quoi……

 

 

REUTERS/Christian Hartmann

 

A 38 ans, Daphné Bürki pourrait être sage, posée, ne serait ce que pour donner l’exemple à ses deux petites filles.  D’autant plus qu’à la télévision, elle aligne déjà un beau palmarès en tant qu’animatrice et que sa verve naturelle et sa nature espiègle devraient avoir été limées par la lourdeur de nos chaînes institutionnelles. De nombreuses années passées sur Canal Plus lui ont en fait permis d’exercer sa liberté de parole naturelle, notamment dans le Grand Journal ( où elle n’a hésité à dévoiler un de ses seins à un Manuel Valls ébaubi)   mais aussi dans l’émission Les Maternelles et C à vous sur France 5. Actuellement, depuis août 2017, elle enflamme l’Audimat de  France 2 en menant d’une main de maîtresse l’émission « Je t’aime » chaque après midi sur France 2, à 15 heures, un horaire normalement désertique !  Et soudain, le temps d’une soirée exceptionnelle, la voici bombardée, par Delphine Ernotte, seule aux commandes de la présentation des Victoires de la Musique. Cela aurait pu être la fin de tout pour elle, mais sa prestation a été une telle réussite que sa carrière devrait exploser.

 

Sting, parrain de la soirée, et Daphné Bürki

        C’est d’une voix enjouée, avec un ton toujours empreint d’une ironie redoutable que Daphné a fait allègrement défiler tour à tous les artistes récipiendaires de ces Victoires tant désirées, jamais à court d’un bon mot, parfois même d’un gros mot, n’hésitant pas à se jeter de la scène sur les bras levés du public, telle une slammeuse déchaînée ou un Claude François débraillé. Ce n’est pas Michel Drucker qui aurait fait cela! (Michel, si tu m’entends!). Et, que ce soit avec Sting, Orelsan, Mc Solaar, Big Flo et Oli, Charlotte Gainsbourg, Gaêl Faye, Camille, etc.., elle s’est montrée totalement en phase avec eux, n’hésitant pas à improviser quand une panne technique trouble la fête durant de longues minutes et qu’elle prend sur elle d’aller chercher des sandwiches en coulisses pour les distribuer à des spectateurs pas du tout affamés, mais éberlués.

 

Orelsan et Daphné Bürki, en pyjama.

        Daphné Bürki, qui a commencé sa carrière télévisuelle en présentant les tendances de la mode et qui a une taille mannequin (1m82 ), a aussi joué de son physique avec des tenues des plus chics aux plus déconcertantes (un pyjama),  affichant une féminité épanouie qui n’a pas dépareillé aux côtés de  celle d’Iris Mittenaere,  Miss France 2016 et Miss Univers 2017. Bref, Daphné Bürki,  née sur la pelouse d’un hôpital parisien, est désormais promise à un champ de gloire médiatique. Peut être même au cinéma, qui  a déjà fait appel à elle…

 

 Iris Mittenaere et Daphné Bürki.

 

Grégoire Colard