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Un livre de plus sur Johnny ? Oui, mais celui-ci, très digne, s’intéresse au pourquoi et au comment de l’éternelle soif d’amour ressentie par l’idole des foules dans sa vie privée, jour après jour, avec un coeur gros comme ça, jamais assez rassasié. Tapageculture.fr vous en recommande la lecture…

JOHNNY DANS LES BRAS DE SA MAMAN , HUGUETTE CLERC

Comme Johnny n’a pas pu être élevé par sa maman, cela explique peut-être cette recherche de tendresse qui l’a poussé à s’entourer de tant de femmes, toutes plus belles les unes que les autres, et s’est même marié plusieurs fois. La liste dans cet ouvrage n’est pas exhaustive, mais fait rêver quand l’auteur cite non sans pudeur les noms de Catherine Deneuve, de Natalie Wood, de Raquel Welch, d’Anita Pallenberg, de Barbara Bach, ou encore de Nanette Workman. Vraies ou fausses, ces liaisons alimentaient alors les magazines à scandale, ce qui amusait le chanteur, qui ne laissait pas trop ces dames prendre le pouvoir sur lui. Ou pas longtemps.

JOHNNY ET CATHERINE DENEUVE

Il a épousé Sylvie Vartan, à qui il a donné un fils, David, « L’enfant roi », s’est marié brièvement avec Babette Etienne, a vécu avec Nathalie Baye, qui non seulement a donné naissance à Laura, mais a aussi eu beaucoup d’impact sur sa carrière de chanteur et d’acteur, jusqu’au jour il n’a plus supporté son influence… Il a ensuite épousé deux fois Adeline Blondiau, avant de rencontrer et de convoler avec Laeticia, la première à qui il a vraiment donné les clefs de sa vie, devant Nicolas Sarkozy, alors maire de Neuilly, qui conseilla non sans humour à la jeune femme, devant toute l’assemblée, d’apporter beaucoup de douceur à son mari, mais aussi…un brin de fermeté!

SYLVIE VARTAN ET JOHNNY

Ce livre est d’autant moins racoleur que Frédéric Quinonero, l’auteur, y insère avec talent des interviews qu’il a obtenues de Line Renaud, Pierre Billon, Michel Mallory, Jean-Marie Périer, Jean Renard, Sacha Reins, Hadi Kalafate, Philippe Labro, tous grands témoins de la vie sentimentale de leur ami, Johnny.

GREGOIRE COLARD

JOHNNY HALLYDAY/ FEMMES ET INFLUENCE

Frédéric Quinonéro/ Mareuil Editions / 205 pages/ 19 EUROS

LAURENT ARTUFEL, AVEC LE MAQUILLEUR FÉLIX SUROWY

Petit prince de la télévision, de la radio et du théâtre, Laurent Artufel n’est pas encore une star, mais déjà un personnage extrêmement populaire, dont la gentillesse et la sincérité déroutent dans ce milieu du Show-Business qui ne professe pas toujours ces qualités…et même très rarement ! Après vingt ans d’un parcours artistique étonnant, où se mêlent succès et drames, il se. dévoile en toute sincérité.

Laurent Artufel , né sous le soleil de Marseille en 1977, a suivi dès ses vingt ans, une seule ligne directrice, celle d’aller vers la lumière des projecteurs, débutant cette année-là en tant qu’animateur et magicien aux côtés de Jacques Martin dans ses fameux dimanches après- midis télévisés sur la scène de l’Empire ! Sa carrière est immédiatement lancée, qui l’amène ensuite à être sur Pink TV, pendant deux ans dans les « Morning Live » de Michaël Youn, mais aussi sur Canal +, Direct 8 et France 2, etc…, de participer en tant qu’animateur à différentes grandes radios, d’écrire des scènarii, et même d’écrire pour le théâtre et de jouer dans 13 pièces différentes, dont l’une écrite par Patrick Hernandez. Sans oublier de présenter à travers la France ces fameuses tournées de chanteurs de toujours, telles Stars 80, devant des milliers de personnes. Autant dire que son énergie et sa réactivité sont toujours en ébullition !

Le côté masqué de Laurent Artufel, qui n’hésite pas à le dévoiler dans ce livre qui peut-être poignant, est celui de son coeur, qu’il est prêt à offrir, à partager, mais que ses partenaires finissent par briser, même une certaine fois quelques jours avant le mariage, après des années de vie commune. Alors, comme James Dean, il plonge alors dans des déprimes et invite son mal être dans des bolides qui se fracassent dramatiquement. Aujourd’hui, il fait le point, et est prêt pour de nouvelles aventures médiatiques et…amoureuses : « Je reste un éternel enfant! ».

Les plus gentils ne sont pas…./ Editions Jets d’encre/ 21, 50 euros

Pierre-Jean Chalançon

Très spécial, cet homme là ! Devenu star depuis qu’il est omniprésent dans l’émission « Affaire conclue« , sur France 2, animée par Sophie Davant, il vient de faire paraître son autobiographie qui décrit avec une franchise stupéfiante sa vie, ses goûts, ses fantasmes. S’il aime faire le clown en public, il sait aussi rire de son propre reflet dans un miroir…

Né en 1950 à Rueil-Malmaison, Pierre-Jean Chalençon a découvert à huit ans, en parcourant une bande-dessinée, offerte par son père, ( disparu très récemment), la vie et le parcours de Napoléon, et toute sa vie en a été bouleversée. A dix-sept ans, il a acquis avec ses maigres sous son premier souvenir de l’empereur et il n’a jamais cessé depuis d’acquérir mille et un objets, tableaux, vaisselles, tissus, vêtements, bicornes, épées, bijoux, etc.., et même des meubles ou un lit lui ayant appartenu! Aujourd’hui, il est considéré dans le milieu des commissaires-priseurs, qui le surnomme « L’empereur » comme le plus grand collectionneur au monde de tout ce qui concerne Napoléon, avec plus de 3.000 pièces, plus rares les unes que les autres. Il a organisé de nombreuses expositions, et est même aujourd’hui administrateur du Cercle France Napoléon. C’est dire s’il s’y connaît en expertises et en enchères !

Pierre-Jean Chalençon, chez lui, au Palais Vivienne.

Depuis peu, Pierre-Jean Chalençon a acquis à Paris le Palais Vivienne, où il vit et où il organise des portes ouvertes au public et des soirées privées chics et chocs, le tout au milieu de ses oeuvres rarissimes. Désormais devenu une figure incontournable de la télévision et une star des magazines people, il s’amuse à raconter dans son livre ses amitiés avec Charles Trenet, Michou et Régine, entre autres stars de tous bords, même politiques, sa vie pailletée de bisexualité, et assume pleinement son allure à la Polnareff et ses incartades dans des émissions comme naguère Danse avec les stars ou aujourd’hui Affaire conclue: « Comme j’ai failli mourir il y a quelques années, je n’ai plus peur de rien et je tiens à partager avec tous ma joie de vivre! ». Ce livre en est la parfaite preuve.

Grégoire Colard

Appelez moi l’empereur !/ Editions Harper Collins/ 172 pages/ 19, 90 euros.

Qui est Baptiste Giabiconi ? Un mannequin dont les photos ont fait la une du monde entier. Egérie de la maison Chanel, il a aussi tenté une carrière de chanteur et sort aujourd’hui un livre émouvant sur sa relation ambigüe avec Karl Lagerfeld dont il est l’un des héritiers.

Baptiste Giabiconi et Karl Lagerfeld



Né en 1989 à Marignane, Baptiste Giabiconi est d’origine corse . C’est à 18 ans, conseillé par une amie, qu’il monte à Paris pour tenter sa chance en tant que cover-boy. Sans trop y croire, mais Karl Lagerfeld le remarque et fond sur lui comme un aigle sur sa proie. Pas pour le déchiqueter, mais pour le porter aux nues. Il le mitraille avec son appareil photos, lui apprend à poser et aussi à défiler devant le Tout Mode et le Tout Paris. Le très jeune homme est ébloui d’apparaître en couverture des magazines les plus prestigieux et considère le couturier comme son mentor absolu. Leur relation pourrait devenir plus qu’ambiguë entre eux, mais le garçon ne mange pas de ce pain là, et Lagerfeld le considère peu à peu comme le fils qu’il n’a jamais eu. D’ailleurs, au fil des ans, il tentera tout pour pouvoir officiellement l’adopter. En vain. Alors, il l’éduque, le forme, lui apprend à apprécier le beau, l’art, la littérature, et lui fait découvrir la planète. Mais il ne le met pas en cage. Le garçon a sa propre vie, ses amis, son appartement et entame même une carrière parallèle de chanteur à minettes qui tourne court, même s’il se produit sur scène en première partie de Joe Cocker, et qu’il se fait remarquer dans Danse avec les Stars , en couple avec Fauve Autot.
Baptiste Giabiconi et Fauve Autot.



Pendant douze ans, le kaiser de la mode et le bel éphèbe ont formé une paire qui a fait jaser, mais Baptiste Giabiconi n’en a cure, au point, dans ce livre particulièrement émouvant qu’il a co-écrit avec Jean-François Kervéan, de livrer la pureté de leur attachement mutuel et de porter à jamais la mémoire et l’image de celui qui a finalement été un père pour lui, mais spirituel. A 31 ans, maintenant, il marche seul…

Baptiste Giabiconi.

Grégoire Colard

Karl et moi / Baptiste Giabiconi : Robert Laffont / 20 euros

Son autobiographie

Après le film biopic Rocket Man, qui connaît un succès planétaire, voici l’autobiographie qui prouve la sincérité du regard d’Elton John sur lui-même, sans filtre! Un livre qui émeut et fait rire !

En 1972

Peu importe les légendes qui circulent sur lui. Elton John balaie tout de sa plume d’auteur pour se raconter comme il ne l’a jamais fait, avec une sincérité époustouflante. De fait, on découvre l’homme qui se cache derrière le guignol, avec ses complexes sur son physique, ses doutes sur sa sexualité, ses addictions diverses, ses rapports passionnels avec sa mère au caractère incandescent, ses problèmes de santé, son bonheur d’être marié et père et la raison récente de faire actuellement une longue tournée mondiale d’adieux à la scène.

Avec la Reine Elisabeth

Né en 1947 dans une famille prolétaire, Reginald Dwight, est certes devenu aujourd’hui Sir Elton Hercules John, ayant été anobli par la Reine d’Angleterre, mais à 72 ans, ce désormais Chevalier de l’Empire Britannique n’a rien oublié de toutes les étapes de sa vie, qu’il décrit avec un humour ravageur, irrésistible même, avec les échecs, les doutes, les rencontres essentielles, les ravages et les bonheurs de la célébrité, et même l’étonnement permanent de se demander ce qui est arrivé encore et encore au petit garçon qui ne s’aimait pas ! Il dépeint aussi parfaitement bien son lien d’amitié platonique avec celui qui a toujours été le complice d’écriture de tous ses succès, à savoir Bernie Taupin.

Elton John et Bernie Taupin

Aujourd’hui, Elton John, s’il a décidé de quitter la scène, a toutefois le dessein d’écrire des comédies musicales, des musiques de films, d’ enregistrer de nouveaux albums, peut-être avec d’autres artistes. Ce livre de toute une vie n’est pas une fin, mais un coup d’oeil en arrière avant de regarder vers d’autres horizons… A bientôt, Sir !

Grégoire Colard

Moi, Elton John/ Albin Michel/ 425 pages/ 22,90 euros

Objectif: caméra!

  • Dans cinema Livres
  • Le 16 Oct 2019
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  • Luc Besson, le producteur-réalisateur des plus célèbres du cinéma français, est aujourd’hui rattrapé par différentes affaires, mais son autobiographie qui s’arrête en 1988 révèle un homme dont le seul rêve était de faire du cinéma et qui est arrivé à la force de son non-conformisme.

    Quelle carrière couronnée de succès! Le combat dans l’Ile, Subway, Le Grand Bleu, Nikita, Léon, Le Cinquième élément, Arthur et les Minimoys, pour ne citer qu’eux, tous signés Luc Besson, sont d’immenses films couronnés de triomphes en France et dans le monde. Pour en arriver là, ce qu’il raconte avec talent et émotion dans ce livre, c’est qu’adolescent, même s’il n’y connaissait rien au départ, qu’il n’avait aucune culture, il découvre le cinéma, et sent une force en lui, celle d’écrire des scénarii, encore et encore, et de vouloir les mettre en images. Il n’a pas d’argent, de matériel, rien, mais il a des idées, de l’énergie. Il ne connaît pas les codes du cinéma ? Peu importe ! Il fonce, les apprend sur le terrain et arrive à convaincre d’abord des copains, puis, à force d’acharnement et de tâtonnements des artisans du métier, des comédiens, des stars, puis des maisons de production et des banquiers. Rien ne l’arrête et sa force de conviction finit par l’emporter, avec la fantastique adhésion du public.

    Luc Besson

    C’est qui est frappant dans ce livre, c’est que cet homme, qui dirige tout sur un plateau, qui a tout imaginé, tout pensé, tout écrit, dominé même les éléments ( « Le Grand Bleu « ), a su séduire et engager les plus grandes stars, comme Jean Reno, Isabelle Adjani, Bruce Willis, Jamel Debbouze, Robert de Niro, Scarlett Johansson, Gary Oldman, Anne Parillaud, etc… Même Sting avait accepté de tourner pour lui, mais son planning de star mondiale l’en avait empêché. Par contre, le sensible compositeur Eric Serra s’est laissé séduire pour développer sa propre et inoubliable inspiration, notamment dans « Le Grand Bleu« . Bien sûr, l’homme, mais aussi le professionnel, qu’est Luc Besson, a des défauts, un sacré caractère, déteste les limites. Il ne se ménage pas dans ce livre qui est un auto-portrait sans complaisance. Au lecteur de se faire une idée….

    Grégoire Colard

    Enfant Terrible/ Luc Besson: XO Editions/ 19,90 Euros

    La journaliste du Monde, Raphaëlle Bacqué, auteure de best-sellers (Les Strauss-Kahn, Le dernier mort de Mitterrand) signe une biographie passionnante de ce couturier connu du monde entier, mais que personne ne connaissait vraiment.

    Qui était vraiment Karl Lagerfeld? Le savait-il lui-même, alors qu’il délivrait des confidences contradictoires aux reporters, à la télévision et dans ses propres livres, sur sa date de naissance, son pays d’origine, ses amours, sa sexualité, sa fortune ? Ce grand faiseur de mode, ce créateur unique qui a porté aux nues la maison Chanel, mais aussi simultanément d’autres marques de mode, a tout fait pour préserver son moi intime, se cachant derrière son personnage de marionnette portant cheveux poudrés, lunettes noires, barbe blanche et catogan.

    ARCHIVES – INES DE LA FRESSANGE ET LES MANNEQUINS DE KARL LAGERFED LORS DU DEFILE CHANEL COLLECTION AUTOMNE HIVER 1988

    Autant par son travail de styliste, il a été le reflet de son époque, mettant les femmes au coeur du monde, leur proposant la liberté d’être elles-mêmes et de s’affirmer, autant il s’est toujours refusé de participer à la décadence ambiante de son époque, repoussant toute drogue et tout alcool, ne buvant que du Coca. Même le sexe ne l’intéressait pas ! Il a aimé, heureusement, mais jusqu’à en perdre presque la raison. Il a haï, aussi, notamment par jalousie, professionnelle et personnelle, Yves Saint-Laurent. Ce n’était pas un saint, mais il a beaucoup aidé, donné, partagé, sans compter.

    Raphaëlle Bacqué, l’auteure de ce livre remarquable, n’a pas fouillé dans les poubelles, mais ressuscité les qualités, les faiblesses et les contradictions d’un créateur à la personnalité énigmatique, d’un homme de légende qui a toujours vécu avec sa maman…Ecrit avec un style vif et enlevé, « Kaiser Karl » se lit comme on regarde une boule à facettes. Cela brille de mille feux !

    Kaiser Karl, Editons Albin Michel, 19,90 £

    Grégoire Colard

    Ce livre est un grand livre. Tout simplement.Pourquoi détonant, parce que, selon le dictionnaire, il peut entraîner de vives réactions. Il dérange, il émeut, il scandalise, mais il ne laisse pas indifférent ! Il pourrait même être le sujet d’un film ou d’un télé-film.

    L’auteur Michel Zaccaro, est inconnu de tous, publiant seulement aujourd’hui son premier livre, « Je suis tel que vous m’avez défait« . Mais il ne devrait pas le rester, car, la cinquantaine passée, il se délivre à travers ces pages des tourments de sa vie, le tout écrit avec une plume mêlée de sang et de douleurs, au rythme d’un coeur meurtri par une famille  particulièrement  ignoble vis à vis de lui. Jour après jour, année après année. Tout commence quand il naît, qu’on l’arrache à terme au ventre de sa mère. Toute sa vie, il aura le sentiment de ne jamais pouvoir se remettre de cette séparation pourtant naturelle d’avec ce cocon chaud, protecteur, de ce bonheur intense. Il cherche partout sa maman, qui est là, toujours, mais qui ne le regardera jamais comme il le souhaiterait tant.

     

    Si la famille s’agrandit, le petit Michel reste contre vents et marées le vilain petit canard de la fratrie, toujours moqué, toujours dénigré, et quand il se lance dans la vie, sa mère embarque la maisonnée à profiter largement de chacune de ses entreprises commerciales ou autres, car le garçon est devenu un homme dynamique, pour en prendre sournoisement le contrôle, les bénéfices, menant le tout à la faillite et lui à la rue. Encore et encore. Michel repart à chaque fois à la dérive, s’auto-mutile, attrape le Sida, puis  reprend des forces, de l’énergie, ne lâche rien et revient pour se blottir contre le ventre de sa maman, qui le repousse sans ménagement. « Je suis tel que vous m’avez défait » est un livre fort, à la langue percutante, écrit de façon rabelaisienne, avec d’immenses éclats de poésie, d’espoir éperdu jamais rassasié mais toujours présent. Un livre qui ne vous laisse pas indemne, mais qui ne s’oublie pas et que TapageCulture vous recommande.

    Grégoire Colard 

    « Je suis tel que vous m’avez défait » / Michel Zaccaro/ Publishroom/ 145 pages

    Sur commande en librairie/18 euros. En téléchargement /7,99 euros.

    Rien ne va plus au sein de l’église catholique, en France et dans le monde, et le monde de la culture n’hésite plus à révéler ses démons et ses déviances sexuelles. « Grâce à Dieu« , un film français de François Ozon et un livre,  » Sodoma« , de Frédéric Martel interpellent aujourd’hui la conscience du public.

    François Ozon porte bien son nom , car dans son nouveau film, il ose dénoncer, à travers une histoire touchante et émouvante,  le sujet tabou de l’homosexualité au sein du clergé. Il illustre par des images fortes les abus sexuels effectués par des prélats sur des mineurs paralysés par la honte, voire la culpabilité et marqués à vie, et dénonce l’aveuglement volontaire des plus hauts dignitaires du clergé. A l’heure où le cardinal Barbarin, qui annonce sa prochaine démissionvient d’être condamné à six mois de prison avec sursis pour non dénonciation d’agressions sexuelles, et où le pape François commence à prendre officiellement position, malgré les fortes réticences de son entourage ecclésiastique, ce film participe à la prise de conscience de chacun de nous. « Grâce à Dieu » est un film courageux, qui a failli être interdit et que Tapageculture recommande à chacun, quelque soit son obédience spirituelle.

    Au même temps, l’actualité nous propose aujourd’hui  « Sodoma« , un livre, incroyable brûlot, écrit par le journaliste Frédéric Martel, publié simultanément en huit langues dans une vingtaine de pays. Après une enquête de terrain qui a duré plus de quatre années, aidé par 80 enquêteurs, l’auteur a auditionné en tête à tête plus de 1500 personnes au Vatican et dans trente pays, dont 41 cardinaux, 52 évêques et des centaines de prêtres. Ce qu’ils ont révélé aurait été indicible il y a encore quelles années, alors que la démission de Benoît XVI et la volonté de réforme du pape François contribuent enfin à libérer la parole. Ce qu’on découvre dans Sodoma, avec ses cinquante nuances de gay, dépasse l’entendement, laisse le lecteur pantois, mais contribue à un fantastique espoir : que nos fils, nos frères, nos cousins, soient enfin protégés !!!!

    Grégoire Colard 

    « Grâce à Dieu » , de François Ozon, avec Melvil Poupaud et Denis Menochet et Swann Arlaud.

    « Sodoma« , de Frédéric Martel, Editions Robert Laffont, 630 pages, 23 euros.

    Michel Drucker a aujourd’hui 76 ans et être en aussi bonne santé est pour lui une source d’inquiétude permanente. Un contresens! Une aberration!

    On le dit hypocondriaque, mais ce n’est pas le bon mot, car un hypocondriaque est un malade imaginaire. Ce qui inquiète Michel Drucker, c’est d’avoir la forme!  Il fait du vélo, on le sait, du sport à domicile , il n’a aucun symptôme de quoi que ce soit , mais pour lui, ce n’est pas normal. Il y a forcément un vice, un virus, quelque part. Alors, il lui faut consulter tous les grands spécialistes de son entourage, qui lui expliquent que, désolés, il n’a rien de rien, ce qui ne rassure pas ce patient -qui ne l’est pas!- qui retourne les voir dès qu’il le peut, toujours aussi incrédule.

    Alors, Michel se surveille, se tâte, se palpe , fait attention. Déjà , il se pèse deux fois par jour, parfois trois, suit un régime draconien, dont il publie dans cet ouvrage le menu de tous ses repas de la semaine, ne fume pas, ne boit pas , s’endort avant minuit, et se demande s’il ne va pas se faire injecter, comme le lui avait confié Claude François, un anti vieillissement à base de testicules de taureau de Roumanie!

    Sa plus grande peur a été récemment celle d’être viré de la télévision. Il n’en est pas passé loin. Lui, le fauve apparemment invincible, il en a véritablement tremblé, la sueur au front, face aux grands pontes de sa direction. Pour lui, on le mettait à mort. Alors, il a réagi, rugi publiquement, remportant finalement de nouveaux contrats. « Mon rêve, mon idéal, est de déclencher plus tard la mode « Vieille », avec par exemple non plus l’élection des Miss France, mais des Miss Centenaires! Oui, je me vois centenaire sur un plateau de télévision. Pour le moment, finalement, je suis encore beaucoup trop jeune!!!! ».

    Un livre étonnant, d’une franchise déconcertante.

    Grégoire Colard

    Michel Drucker: Il faut du temps pour rester jeune. Editions Robert Laffont/ 21,50 euros