Tapage Culture

Posts in the Danse category

 

La République Française est peut être en « Marche », mais elle est aussi en danse. C’est ce qui se passe tous les soirs de cet été Place de la République avec cet évènement qui permet à chacun de laisser libre cours à son corps et à son charme.

 

Il est dix-neuf heures et vous n’avez pas de projet pour ce soir? Vos amis sont en vacances? Vous avez pourtant besoin d’amitié, de rires, d’émotions et ce ne sont pas les monuments de Paris, comme la Tour Eiffel ou le Louvre, assaillis par les touristes, qui déchaînent votre envie de bouger. Il y en a un, pourtant qui devrait vous réjouir, c’est la Place de la République, certes le symbole parfait de notre nation, des mouvements de protestation et des grèves populaires, sans oublier le lieu où tant se sont recueillis en silence ou avec Madonna en pensant au Bataclan, mais aussi un lieu ouvert, rénové récemment, où il fait bon se poser au milieu des skaters et autres jongleurs, et, cet été, parmi des danseurs anonymes. Certains, qui glissent savamment sont apparemment des professionnels, sculptant des chorégraphies personnelles, mais le reste de cette petite foule qui évolue avec eux sur des rythmes divers est composée de toutes sortes de gens, certains parfaitement débutants, de tout âge, le sourire aux lèvres, heureux d’être là en couple ou de pouvoir inviter une ou un inconnu. Peut être avec un gros câlin?

 

 

Ces parties quotidiennes, intitulées  » Gros câlin debout« , ont lieu chaque jour de 19 et 23 heures, au son d’une sonorisation, qui, si elle n’est pas professionnelle, est assez efficace pour pousser chacun à entrer dans la danse ! L’idée d’insuffler cet air de liberté est venue d’un groupe d’aficionados  de cet art de grâce, qui a décidé d’improviser  ces nocturnes quotidiens. Nulle demande d’autorisation officielle n’a été faite auprès de la Mairie de Paris,  qui tolère tous ces mouvements de jambes, d’autant plus qu’aucune participation monétaire n’est demandée par les organisateurs. Il y avait déjà des skaters?  Il y a aussi maintenant des danseurs!

 

 

Les musiques proposées à la foule sont diverses et pas avariées, passant de la salsa au tango par la bachata, la kizomba, de l’afro-house, sans oublier, bien sûr, du rock et même du swing, avec les couples évoluant en ligne. Au fur et à la mesure de la soirée , il y en a pour tous les âges et tous les niveaux, et même quand une compagnie professionnelle vient spontanément de loin, de Dijon, de Bretagne ou d’ailleurs, pour se mêler aux quidams parisiens, il se dégage un esprit de partage général. Et le sourire qui est sur les lèvres de tous est parfaitement bon enfant.

 

 

Grégoire Colard

 

Soirées « Gros câlin debout »

Tous les jours, de 19 à 23 heures. Gratuit.

Place de la République, Paris 11eme, Métro République.

Hélène Arden, née à Marseille, est actrice, chanteuse et danseuse. Fan de Claude François, elle lui rend hommage dans un one woman show, « Clodette for ever ».  

Claude François, disparu en 1978, aurait fêté ses 80 ans le 1er février 2019 ! Lui qui avait si peur de vieillir et qui prenait tant de soin de lui, il n’aurait sûrement pas supporté de devoir affronter les outrages du temps. Dans le coeur de ses fans de toujours, et dans l’esprit du public multi-générationnel qui, jusqu’à aujourd’hui,  continue à danser et à faire la fête sur ses tubes comme s’il était toujours là, il n’a pas pris une ride. Une jeune artiste talentueuse, Hélène Arden,  lui rend hommage à travers  un spectacle,  ‘ »Clodette for ever« , qu’elle a écrit avec une plume caressant des souvenirs imaginaires avec lui.

 

Dès l’âge de 5 ans, Hélène a été éblouie par Cloclo, qu’elle voyait danser et chanter sur le petit écran de ses parents. Elle reprenait en choeur les paroles de ses chansons qu’elle connaissait sur le bout des lèvres et reprenait ses chorégraphies dans sa chambre en écoutant ses CDs dans son mange–disques . Elle était fascinée par les danseuses  qui entouraient son idole et affirmait à ses parents, amusés: « Un jour, plus tard, je ferai Clodette ! ». Déterminée, elle a obtenu d’eux de pouvoir prendre des cours de danse et de chant et à se produire dans des petits spectacles ici et là. Montée à Paris pour ses 20 ans, elle a enregistré un disque,  » Toi et moi« ,  avec Claude Engel, l’un des anciens musiciens de Michel Berger et à commencé à se produire régulièrement sur la scène du cabaret parisien Les Trois Maillets, où elle a plongé vocalement dans les répertoires de d’Edith Piaf, de Barbara, de Jacques Brel et de Patricia Kaas. Des reprises, certes , mais pas celles de son idole !

 

A la suite d’une rencontre inopinée avec Félix Bussy, ancien collaborateur artistique  d’Yves Montand, l’idole de son père,  elle lui confie son désir d’être non seulement chanteuse à part entière mais aussi comédienne, et se penche sur des biographies de l’interprète des « Feuilles mortes« . Elle  écrit un premier spectacle musical, «  Montand le French Lover« ,  dans lequel elle interprète la soeur présumée du chanteur, racontant les amours de celui-ci avec Edith Piaf et Marylin Monroe, dont elle interprète des titres, et avec Simone Signoret. Donné déjà plus de 200 fois, et actuellement au Théâtre Lucernaire, ce show original, soutenu par ses sous-titres en anglais pour le public international de cette star mondiale, remporte l’adhésion du public et celles de Carole Amiel, la dernière femme  d’Yves Montand et de leur fils Valentin…!

Photo Paul Evrard 

 

Mais si le succès a du bon, Hélène Arden est toujours taraudée par son rêve d’enfant, celui de danser et de chanter sur du Claude François! « Suivant le Principe de Peter, c’était devenu avec le temps une évidence! ». C’était maintenant ou jamais ! Je me suis remise à la barre, j’ai lu des biographies sur Claude, je suis allé visiter son Moulin de Dannemois, et je me suis dit qu’il aurait adoré mon côté enthousiaste et accepté ma démarche. Ce qu’a d’ailleurs fait son fils, Claude François Junior« .

 

Et voici Hélène Arden enfin devenue  Clodette !  Elle  danse, bien sûr, ressuscitant parfaitement les chorégraphies légendaires, mais entonnant aussi avec grand talent les tubes de son idole de toujours, narrant quelques anecdotes sur sa personnalité et sa vie, le tout dans un vrai spectacle de variétés, mis en scène par Valéry Rodriguez, qui aurait assurément plu à Cloclo, et qui ravit non seulement le public, mais aussi les fans qui ont elles vraiment connu le chanteur et aussi les vraies et anciennes Clodettes venant retrouver avec bonheur leur jeunesse extraordinaire …Donné récemment plusieurs fois au Théâtre Trévise, qui affichait complet, « Clodette for ever » va sillonner la France avant de revenir à Paris, le tout à des dates dont nous vous informerons au fur et à mesure…

 

Grégoire Colard 

Clodette for ever:   19 octobre Berre l’Etang/ 20 et 21 octobre Marseille/ 23, 24, 25 octobre Cugnaux, 16 décembre Viry Châtillon/  31 décembre Saint Quentin.

Montand le French Lover: du 17 juin au 19 août au Théâtre Lucernaire

Autrefois usine à deuil, le 104 est devenu un lieu de vie artistique incontournable au nord de Paris…

Quand on pénètre au 104, situé au 5 rue Curial, dans le 19éme arrondissement de Paris, la désorientation s’empare de votre esprit. Est-ce là une ancienne gare, de vieux entrepôts ou abattoirs ? Alors on visite ces  grands bâtiments en pierre de taille, comprenant en leurs seins des halles aux immenses plafonds élevés, des cours intérieures où le soleil s’alanguit, des coursives étroites où vous poursuivez un labyrinthe énigmatique et de larges plates formes où  s’entraînent à leur gré des musiciens, des mimes, des acrobates,  des danseurs de hip hop ou de salsa.

Tout est là, à votre disposition, si vous voulez vous prélasser sur une chaise longue, boire un verre, déjeuner, rêvasser, lire un livre que vous empruntez en l’échangeant contre l’un des vôtres, ou vous poser au coeur d’un groupe d’artistes. L’espace est  pour eux, pour vous, pour tout le monde. Un air de liberté est là, qui vous apaise et vous inspire.

 

L’une des halles 

 

Autrefois, ce lieu qui s’étend sur 220 m de long et 75 de large était depuis 1874 le siège du Service Municipal des Pompes Funèbres de Paris, connu comme une usine à deuil, avec ses convois, ses cercueils, ses chevaux harnachés de plumes noires, ses écussons, ses linceuls, ses cochers à hauts de forme. Depuis 2014, sous la houlette de la Ville de Paris, deux hommes, Robert Cantarella et Frédéric Isbach, ont fait de ce lieu funèbre un espace dédié à l’inspiration, à la performance, à la recherche artistique, quelle que soit sa forme.

 

Frank Herfort : soldats russes et rêve hawaïen. 

 

C’est ainsi que depuis quelques années s’y tient régulièrement,  au milieu de toute cette agitation créatrice,   « Circulations« , un festival de la jeune photographie européenne. La petite circulation, sans ticket d’entrée, vous permet d’évoluer dans les grands espaces afin d’estimer le travail de ces jeunes artistes, et la grande circulation , avec ticket d’entrée, de pénétrer dans les bâtiments où des centaines d’autres oeuvres sont accrochées.

Certaines sont simplement belles, d’autres étonnantes, voire déconcertantes et décalées,  recherchées, élaborées. Les sujets sont extrêmement divers, qu’ils soient politiques, sociaux, floraux, religieux, sexuels ou simplement esthétiques.  Chacun des  photographes exposés a droit à son propre regard sur le monde, sur son pays, sur sa vie,  qu’il soit personnel, familial, esthète, collégial ou citoyen.

 

Crestani Arthur

À chaque visiteur d’arpenter à sa guise, et de prendre son temps,  de s’arrêter, son bonheur étant alors de se figer devant telle ou telle photo, de noter le nom  de son capteur d’image. Et peut-être d’imaginer de saisir lui-même des clichés différents, improbables.

 

Frank Herfort 

 

Grégoire Colard 

 

Au Centquatre jusqu’au 6 mai. Exposition  » Circulations »

Le 104, 5 rue Curial, Paris 19éme.

 

 

COMIQUE , IMITATEUR , CHANTEUR, L’ARTISTE ICONOCLASTE ET POPULAIRE GÉRALD DAHAN  A LE NEZ FIN  ( MAIS ROUGE) POUR METTRE EN VALEUR LE TALENT DES AUTRES SUR SON BATEAU THEÂTRE LE NEZ ROUGE , UN NOUVEAU LIEU INCONTOURNABLE DE LA SCÈNE PARISIENNE.

 

Depuis vingt ans, Gérald Dahan, né à Cognac, a beaucoup navigué dans les eaux tumultueuses du show-business, s’amarrant  tout d’abord aux Mini Keums, jetant l’ancre ensuite aux côtés de du capitaine  Laurent Ruquier dans Rien à cirer, sur France Inter,  de rejoindre enfin le commandant Michel Drücker dans l’émission Vivement Dimanche, en tant que chroniqueur et imitateur acerbe,  et de mener son propre équipage  de drôles de flibustiers au Festival d’Avignon,  en 2009, avec la Bande à Dahan, pour Radio Star.  A part quelques débarquements forcés de quelques médias  pour avoir outrepassé le cap de la bienséance, il a gagné ses galons  de popularité avec notamment ses 500 canulars outrecuidants dont  certains devenus mémorables,  n’hésitant pas à se faire passer au téléphone pour Jacques Chirac, ou encore Jean-Pierre Raffarin, alors premier ministre, et piégeant Nicolas Sarkozy qui avait juré par Neptune qu’il ne se ferait jamais avoir. Touché, coulé!

Gérald Dahan aime innover, inventer, déranger, souvent dans l’insolence, jamais dans l’indécence. C’est sa marque de fabrique. Et son rêve de toujours a été de vivre sur un bateau. Il s’est d’ailleurs marié voici deux ans sur une  péniche et il en a découvert ensuite une autre, mise en vente par le comédien Michel Galabru, conçue autrefois comme le premier bateau-théâtre navigant parisien, avec un bandeau écarlate peint sur l’étrave, comme un nez rouge. Quelques travaux de rénovation plus tard, une nouvelle salle de spectacles parisienne d’une centaine de places archi confortables était née !

 

Quelques jeunes artistes autour de Gérald Dahan dont le groupe Lucas Gang et David Bacci 

 

Gérald Dahan a décidé d’en faire un lieu laboratoire, parrainé par le mime Julien Cottereau et la comédienne Firmine Richard, permettant à de jeunes talents de venir faire leurs armes devant un public de 100 personnes, que ce soient des humoristes, des chanteurs, des musiciens,  sans distinguo de genre particulier.  » J’ai eu la chance qu’on me fasse confiance alors que j’étais débutant, et je n’ai jamais oublié cela. Je vais à beaucoup de spectacles, je m’informe sur Internet,  j’écoute des CDs, je visionne des vidéos, et quand je repère  une perle rare, je lui propose de se produire au Nez Rouge, non seulement une fois, mais éventuellement régulièrement, en suivant l’évolution de son travail. Et il peut m’arriver de devenir le producteur de l’une de ces jeunes pousses, comme je l’ai fait pour Max Bird, aujourd’hui devenu très populaire, et actuellement pour un groupe détonant,  Lucas Gang. J’ai découvert une chanteuse  québécoise, Madmoiselle, venue pour un soir, que j’ai  immédiatement réinvitée et je suis régulièrement les performances du chanteur David Bacci. Mickael Jones, Jean-Félix Lalanne, Charlotte Valandrey, Fabienne Thibeault, Slimane et l’incroyable Victoria Petrosillo, des 3 Mousquetaires et du Roi Soleil,  

 

Victoria Petrosillo

 

sont venus enchanter le plateau,  comme Renaud Hantson, avec son « Hommage à Michel Berger », un spectacle devenu au fil des mois une institution maison. Pierre Santini va venir bientôt chanter du Paolo Conté, ainsi que Marcel Amont, prévu pour quatre soirs !  Original, non? Et je suis à la trace certaines  carrières, comme celles d’Elodie Poux, Hélène Arden , Mémé Casse Bonbons. Je ne peux pas citer tout le monde, mais le Nez Rouge est devenu une pépinière artistique familiale ! » 

 

Gérald Dahan et Renaud Hantson 

 

C’est  en effet en famille que Gérald Dahan  mène sa barque, ou plutôt sa péniche, avec sa femme Claire et sa maman Michèle, proposant aussi les après midi de vacances scolaires des spectacles pour enfants. Il se produit aussi régulièrement au Nez Rouge entre deux spectacles personnels en province avec ses imitations, ses sketches désopilants, seul ou accompagné de la délicieuse humoriste et imitatrice Sandrine Alexi. Tout ce qu’on peut souhaiter à Gérald Dahan, c’est d’être un capitaine au long cours !

 

Grégoire Colard 

 

Le Nez Rouge, 13 quai de l’Oise,  Paris 19eme

 

Enfin un peu de jeunesse sur France 2 !  L’animatrice Daphné Bürki a fait le buzz en présentant les Victoires de la Musique, une émission habituellement ennuyeuse à mourir,  devenue grâce à elle un moment totalement ludique, potache, insolent et déjanté, sur un faux-semblant de n’importe quoi……

 

 

REUTERS/Christian Hartmann

 

A 38 ans, Daphné Bürki pourrait être sage, posée, ne serait ce que pour donner l’exemple à ses deux petites filles.  D’autant plus qu’à la télévision, elle aligne déjà un beau palmarès en tant qu’animatrice et que sa verve naturelle et sa nature espiègle devraient avoir été limées par la lourdeur de nos chaînes institutionnelles. De nombreuses années passées sur Canal Plus lui ont en fait permis d’exercer sa liberté de parole naturelle, notamment dans le Grand Journal ( où elle n’a hésité à dévoiler un de ses seins à un Manuel Valls ébaubi)   mais aussi dans l’émission Les Maternelles et C à vous sur France 5. Actuellement, depuis août 2017, elle enflamme l’Audimat de  France 2 en menant d’une main de maîtresse l’émission « Je t’aime » chaque après midi sur France 2, à 15 heures, un horaire normalement désertique !  Et soudain, le temps d’une soirée exceptionnelle, la voici bombardée, par Delphine Ernotte, seule aux commandes de la présentation des Victoires de la Musique. Cela aurait pu être la fin de tout pour elle, mais sa prestation a été une telle réussite que sa carrière devrait exploser.

 

Sting, parrain de la soirée, et Daphné Bürki

        C’est d’une voix enjouée, avec un ton toujours empreint d’une ironie redoutable que Daphné a fait allègrement défiler tour à tous les artistes récipiendaires de ces Victoires tant désirées, jamais à court d’un bon mot, parfois même d’un gros mot, n’hésitant pas à se jeter de la scène sur les bras levés du public, telle une slammeuse déchaînée ou un Claude François débraillé. Ce n’est pas Michel Drucker qui aurait fait cela! (Michel, si tu m’entends!). Et, que ce soit avec Sting, Orelsan, Mc Solaar, Big Flo et Oli, Charlotte Gainsbourg, Gaêl Faye, Camille, etc.., elle s’est montrée totalement en phase avec eux, n’hésitant pas à improviser quand une panne technique trouble la fête durant de longues minutes et qu’elle prend sur elle d’aller chercher des sandwiches en coulisses pour les distribuer à des spectateurs pas du tout affamés, mais éberlués.

 

Orelsan et Daphné Bürki, en pyjama.

        Daphné Bürki, qui a commencé sa carrière télévisuelle en présentant les tendances de la mode et qui a une taille mannequin (1m82 ), a aussi joué de son physique avec des tenues des plus chics aux plus déconcertantes (un pyjama),  affichant une féminité épanouie qui n’a pas dépareillé aux côtés de  celle d’Iris Mittenaere,  Miss France 2016 et Miss Univers 2017. Bref, Daphné Bürki,  née sur la pelouse d’un hôpital parisien, est désormais promise à un champ de gloire médiatique. Peut être même au cinéma, qui  a déjà fait appel à elle…

 

 Iris Mittenaere et Daphné Bürki.

 

Grégoire Colard 

 

 

 

Fou, fou, fou, Tutu est un spectacle ébouriffant qui vient du sud de l’Europe et qui vous fait perdre le nord ! En 1 heure 20, vous vivez hors du temps,  emporté dans un autre monde, celui de la danse, évidemment, mais aussi de l’humour, du grotesque,  de la poésie grinçante et du rêve.

 

Tutu est un véritable show qui s’est déjà produit au Festival d’Avignon, en 2015 (  y remportant le prix du Public) ,  à Paris en 2017 ( à guichets fermés) . Il s’affiche actuellement  à Bobino, jusqu’au 14 janvier 2018. Pour le voir, il faut vite réserver, car le succès est là, et bien là ! Le public est enthousiaste, rieur, heureux.

 

 

Créée en 1994 à Barcelone par un chorégraphe français, Philippe Lafeuille, la Compagnie « Chicos Mambo« , composée de six danseurs masculins aux physiques complètement différents,  ne laisse de surprendre à chaque instant en arborant des costumes aussi  surprenants que possible, soit sous forme de gros poussins ventrus et fessus, soit avec d’ immenses ou de minuscules, tutus,  ou encore avec sur la tête de gros pompons muticolores  dominant les torses nus des artistes. Le comique est là, immédiat et on se laisse aller à suivre de bon coeur des parodies de shows télévisés, d’une interprétation exacerbée du Lac des Cygnes  ou des scènes allégoriques, les  garçons virevoltant en tous sens en faisant des pointes, ce qui n’est pas le moins surprenant, étant donnée la performance physique que cela suppose chez un homme…

 

 

Les chorégraphies, justement, exigent une perfection d’attitudes et de maintien qui déclenche l’admiration, alors même que le comique et le dérisoire des situations et des scènes, mais aussi les jeux de lumière entre  les couleurs et  les costumes nous entraînent dans un monde comique et halluciné, où toutes les conventions sont largement dépassées. Des effets spéciaux ont même été imaginés  par Philippe Lafeuille afin de faire voler et danser les corps dans l’espace avant qu’ils ne redescendent sur scène recevoir les bravos hystériques du public, enchanté par cet instant de grâce onirique.

Tutu, un spectacle familial grandiose et unique, à ne pas rater….

 

G.C.