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Starmania, créé en avril 1979 au Palais des Congrès de Paris aurait 40 ans cette année! Fabienne Thibeault a été au coeur de ce lancement triomphal dont elle a été un élément essentiel et porteur, et raconte dans un livre émouvant et intéressant les dessous compliqués de cette oeuvre à laquelle personne ne croyait et qui a fait le tour du monde !

Luc Plamondon et Michel Berger 

Michel Berger, en tant que compositeur, était fan des grandes comédies musicales américaines. George Gerschwin (« Porgy and Bess ») était son modèle. Son rêve était d’écrire un opéra-rock qui serait monté en France. Mais chez nous, alors, le « musical »  était un genre maudit. Aucun producteur, n’aurait misé sur le moindre projet dans ce sens. Pas rentable. Mais Berger, têtu en diable, a décidé de forcer le système, s’adjoignant le québécois Luc Plamondon comme auteur des textes. Ils travaillent deux ans, imaginent un thème futuriste, à savoir celui de jeunes zonards qui veulent renverser le Président de la ville, qui kidnappent la star de la télévision et la séduisent pour prendre le pouvoir grâce aux médias. Le temps d’engager des chanteurs de Paris et de Montréal, moitié, moitié, d’enregistrer un album, de convaincre finalement des décideurs, Starmania peut être  joué sur scène. Et c’est là que tout se complique, en coulisses, entre les équipes techniques françaises et québécoises, mais aussi avec celle, américaine, du metteur en scène New-Yorkais, Tom O’Horgan, très star ( « Hair/ Jesus Christ Superstar »). Aujourd’hui, Fabienne Thibeault nous fait partager ses souvenirs, partagés entre humiliations et grands bonheurs.

Fabienne Thibeault, la « serveuse automate », en 1979. 

Une humiliation, parmi d’autres?  Fabienne Thibeault a un rôle important, celui de  la chanteuse conteuse de tout ce qui se trame dans la ville, Monopolis, que ce soit dans les sous-sols envahis par les loubards en révolte, ou dans les buildings des nantis, mais, jusqu’à la dernière répétition, elle n’a toujours pas de tenue de scène! On l’a oubliée! Le costumier, en prenant enfin conscience, attrape une immense boîte en carton, fait deux trous sur les côtés pour les bras et le tour est joué…sauf que la chanteuse une fois dedans n’arrive à porter son micro jusqu’à sa bouche…Un grand bonheur, parmi d’autres? Le soutien indéfectible de Daniel Balavoine, qui détestait que les acteurs soient… »les uns contre les autres »! Ce qui ne manquait pas…

Fabienne Thibeault et Daniel Balavoine 

Ce livre est ainsi, plein d’anecdotes plus croustillantes les unes que les autres, qui prouvent que monter un show qui se voulait légendaire, et qui l’est devenu, se prépare dans la passion avant la première, avant de passionner à son tour le public. Et maintenant, vous, à la lecture de ces pages!

 

Grégoire Colard 

 

Mon Starmania/ Fabienne Thibeault/Editions Pygmalion/ 195 pages/ 19,90 euros.

Il y a des jours comme ça où vous allez sans grand enthousiasme à un concert où se produisent plusieurs artistes ou groupes encore inconnus, et là, le choc ! C’est ce qui est arrivé pour Tapage Culture, invité au O’Sullivan de la Place Pigalle, où le groupe Flavie et les Garçons, en quelques sept ou huit titres en français et en anglais a déchaîné un public qui ne le connaissait pas. Une vraie révélation, à suivre de près ! Nous avons rencontré la chanteuse…

Flavie et deux de ses trois Garçons sur la scène du O’Sullivan

« Flavie, on vous découvre sur scène, mais qui êtes vous ?

Flavie:  Je suis quelqu’un de passionné par la musique. J’ai dix-neuf ans, et je chante depuis ma plus tendre enfance. Je pense musique, je respire musique, et même si je poursuis des études de droit pour rassurer mes parents et leur faire plaisir, je ne me vois pas faire autre chose que de la musique ! Cela dit, le droit ne me sera pas peut-être pas inutile dans ce métier où j’aurai, on ne sait jamais, à discuter de milliers de contrats (rire)! On peut toujours rêver!

-D’où vient cette passion ?

Flavie: Toute petite, j’ai eu à subir le divorce de mes parents, la maladie de ma tante et c’est à travers les chansons de Christophe Maé que j’adorais, que j’arrivais à extérioriser mon mal être, en changeant souvent les paroles de ses textes, pour  y inclure mes mots à moi! Serge Gainsbourg aussi m’a influencée, surtout quand il affirmé un jour  » Je dérange, mais je le sais « .  J’ai compris que j’étais une petite fille qui dérangeait aussi, mais cela m’a déterminée jusqu’à maintenant . Je sais où je vais. 

-Et où allez vous ?

Flavie : Je vais à la rencontre du public, je veux faire de la scène, encore et encore, avec mes trois Garçons, des musiciens que je connais depuis plusieurs années. Je me suis produite à 13 ans pour la première fois en public à la Fête de la Musique. A 15 ans, j’ai commencé à enregistrer des titres avec eux, et aujourd’hui nous avons un premier CD. 

Vous écrivez vos textes et vous composez?

Flavie: Pour le moment, je ne joue d’aucun instrument, mais quand j’écris mes textes dont certains avec Alain Morel, écrivain et journaliste,  j’ai déjà une idée de ce que ce pourraient être le rythme, en général pop rock,  et le style de la future chanson. Ce que je dis dans mes titres, c’est souvent assez personnel, car j’ai subi des troubles émotionnels et physiques durant mon adolescence, à cause des émois familiaux, donc, mais aussi à la suite de harcèlement sexuels et d’une tentative de viol. Aujourd’hui, je suis devenue forte, sensible au mouvement Me Too , et ma dernière chanson « Ne me touche pas « , avec le clip qui vient d’être réalisé et qui est sur U Tube, est le reflet  de ma détermination à m’affirmer en tant que femme, chanteuse et en tant que personne solidaire, à l’écoute des autres.

Pour vous, la chanson est une arme ?

Flavie:  Grâce à elle, je me solidifie pour combattre. Là, je reviens de Mongolie où j’ai pratiqué un voyage équitable en traversant la steppe, en parlant et chantant avec les gens, en partageant leur quotidien. L’été prochain, j’irai à Madagascar pour aider des enfants à travers une association, « Nosy Komba ». Je suis très sensible à l’actualité du monde, qui me révolte et me met dans une rage folle. La chanson est un vecteur pour aller à la rencontre des autres et, si possible, les aider.   

Quels sont vos modèles artistiques?

Flavie: Ce sont presque toujours des femmes fortes (rire)! Comme Lady Gaga, Adèle. Et même Amy Winehouse.  Chez les garçons, Stromae. 

 

Physiquement, vous ressemblez à Lady Gaga dans A star is Born !

Flavie: Ah oui? Je prends cela comme un compliment! Merci! Le moins que l’on puisse  dire, c’est que c’est quelqu’un qui ose ! Sa carrière de chanteuse, et maintenant de comédienne, est hallucinante. Elle peut m’inspirer, en toute modestie, mais ce qui est sûr, c’est que je suis quelqu’un de déterminé! Je vis et j’irai en tous cas au bout de moi-même. Et vers les autres. Et vers l’amour. C’est déjà ça! Non? 

 

 

Grégoire Colard

 

Flavie et les Garçons, en concert le 12 janvier au Flow/ 4 Port des Invalides Paris 7eme/ 01 44 05 39 50

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

On peut se dire: « Encore un livre  sur Johnny!!! ». C’est vrai qu’actuellement il en sort au moins un, sinon plus, par semaine. Et trop, c’est trop. Sauf que celui-ci s’affranchit des ragots actuels et des rumeurs nauséabondes pour illustrer de façon abécédaire, à travers des textes brillants et dignes du journaliste Alain Morel et des photos de Patrick Carpentier, dont beaucoup inédites, toutes les facettes de la légende de l’artiste et du quotidien de l’homme.

Dans ce livre très exhaustif de 160 pages, il est facile de s’y retrouver car les chapitres se retrouvent grâce aux 26 lettres de l’alphabet, suivant l’urgence de votre intérêt: A comme amours, C pour cinéma, H comme Harley, M pour motos ,T pour Tatouages, V pour voitures ou  Vegas, etc….D’autres sont plus inattendues, comme le F, qui annonce des Facéties! Oui, Johnny adorait faire des farces à son entourage, à ses amis, comme Michel Drucker qu’il appelait pour rien plusieurs fois la nuit, juste pour  lui demander s’il dormait bien!  « J’ai toujours fait mon métier sérieusement, mais après le salut final, dès qu’on me laisse oisif, je déconne « confia t’il à  Alain Morel, alors grand reporter au Parisien, qui l’a suivi durant de très longues années. Et l’on découvre que c’est surtout avec Jean-Paul Belmondo qu’il a le plus vécu comme un  fou. Celui-ci raconte: »Avec Johnny, nous avons fait les 400 coups et même les 400 cents coups de poing ! On partageait le goût du danger, et un appétit pour le plaisir assez insatiable!« .

Beaucoup de confidences accordées à Alain Morel au fil de toutes ces années définissent mieux le séducteur que Johnny a pu être: »Je n’ai pas de type de femme, encore que, de Catherine Deneuve à Sylvie, en passant par Nathalie et, maintenant, Laeticia, il doit bien y avoir un petit côté BCBG qui m’attire fortement, avec des idées saines dans la tête, mais l’oeil disons…malicieux!« . Par contre, l’homme qu’il était a toujours été loin d’être séduit par les Guignols de l’Info, sur Canal plus, dont la poupée à son effigie mais au nez gigantesque ( qu’il a coupé un jour  avec une paire de ciseaux en direct sur le plateau! ) professait des textes débiles qui le faisaient passer pour un sombre crétin et que la France entière reprenait en riant « Ah que coucou ! ». D’autant plus que Laura, sa fille en souffrait affreusement à l’école, harcelée par les moqueries de toutes les élèves. Et ça, ce n’était pas supportable pour Johnny.

Dans ce livre, tous les clichés sont de Patrick Carpentier, photographe de la star pendant près de quarante ans ( dont plus de 20 ans officiellement) et refont surgir un Johnny intime, avec sa famille, ses femmes de coeur, ses enfants, ses amis, ses maisons, mais aussi le show man avec ses guitares, ses musiciens, ses looks, ses fans et bien sûr sur scène, ce qui n’est pas chose aisée et même tout un art quand il faut se jouer des lumières stromboscopiques, des projecteurs, des lasers et des nuages de fumigènes ! Le résultat est là, avec plus de 300 photos, dont beaucoup jamais vues, illustrant la vie et l’âme de notre Johnny national. De A à Z !

Grégoire Colard 

 

Inoubliable Johnny Hallyday, de A à Z.  /Editions l’Archipel/ 18 euros

Photos de luxe de Johnny, signées et numérotées sur www.patrickcarpentier.fr 

Révélé  en 2018  par l’émission emblématique The Voice, Frédéric Longbois est un chanteur à part, étonnant, extravagant, dans la lignée des comiques troupiers et même de Chantal Goya, dont il a d’ailleurs repris « Bécassine » dans l’émission, faisant exploser l’Audimat.

 

 

Ces émissions de télécrochets qui séduisent ou révulsent tant le public peuvent être assassines pour l’éventuelle carrière des candidats, ou révélatrices de leur charisme. Au choix des jurés et des téléspectateurs ! Pour Frédéric Longbois, cela a été comme un feu d’artifice dans son ciel artistique pourtant déjà bien étoilé. Ce chanteur, né à Trouville  a en effet connu d’innombrables scènes dès ses onze ans, raflé des premiers prix de piano et de chant la vingtaine venue, et connu des débuts éclatants en…Roumanie, après la chute de Ceaucescu, où il a fait des tournées pendant trois ans, entouré de 78 musiciens ! Son répertoire était alors composé de ses propres chansons et de grands classiques du répertoire français, de Brel, Bécaud, Ferré, Aznavour, Marie Dubas, et des titres d’Edith Piaf et de Barbara, ses deux  idoles. Mais il a toujours, aussi, le spectre de sa voix étant à la fois très large et très étendu, repris nombre d’airs d’opéra, comme Nessun Dorma, de Puccini. Tout est possible avec cet artiste ovni qui affirme : « Tout est cosmique et karmique dans ma vie ! ».

 

 Marco Oranje, Arielle Dombasle, Frédéric Longbois /Don Quichotte contre l’Ange Bleu 

Ce qu’il aime, on l’aura compris, c’est la scène, avec, aussi, des participations dans des comédies musicales, comme dans Irma Douce, avec Clotilde Courau, dans une mise en scène de Jérôme Savary, dans Paris Frou Frou, dans la Belle et la toute petite bête, avec Arielle Dombasle, Don Quichotte contre l’Ange Bleu, toujours avec Arielle Dombasle, et dans Une trompinette au Paradis, de Boris Vian.  Il a aussi joué dans de nombreux films, au théâtre et pour des pièces produites pour la télévision, comme celles adaptées d’Agatha Christie. La célébrité n’était pas là, mais il attendait d’autant plus son heure qu’un mage lui avait prédit qu’elle l’auréolerait après ses 50 ans ! Aujourd’hui, il les a atteints et son impact archi populaire pendant The Voice vient de lui permettre de s’approprier plusieurs soirs la scène mythique de La Nouvelle Eve, à Paris où un public de fans déchaînés l’a ovationné et lui a lancé des gerbes de fleurs. Ce lieu magnifique à la fois baroque, kitsch et rococo était l’idéal pour ce personnage décalé, qui déchaînent les rires, avec Bécassine, bien sûr, mais qui sait émouvoir avec son interprétation de l’Aigle noir, de Barbara, ou de Maman, une chanson originale inspirée par la disparition récente de sa mère adorée, sa colombe de bonheur, Colette Blanc, comédienne.

 

 

Frédéric Longbois est aujourd’hui épanoui, désormais soutenu par une équipe de production, menée par Gérard Louvin, et par des cellules de communication, de community managers, d’auteurs, comme Daniel Moyne, et s’il a déjà deux musiciens brillants et inventifs sur scène, il attend avec impatience d’être entouré de danseuses ou de Blue Bell Girls empluméescomme il les aime ! Il devrait maintenant enchaîner des concerts, partout en France, et des émissions populaires à la télévision, comme début décembre (avec des girls !), chez Patrick Sébastien. En attendant, il vient d’éditer un CD de 11 titres, « Je viens vers vous« , 11 parfaits reflets de son talent multiple, iconoclaste et éclectique.

 

 

Grégoire Colard

 

 

 

Frédéric Longbois en concert le 19 février à la Nouvelle Eve, à Paris.25 rie Pierre Fontaine 9eme/ 01 48 74 69 25

Chaque samedi soir en intervenant dans l’After de The Voice, à partir du 9 février.

 

 

 

 

 

 

Jane Birkin est une actrice et une chanteuse populaire, applaudie, vénérée, adulée. Et pourtant, on sait peu de choses sur elle. Elle a toujours préservé sa vie privée et, dans le premier tome de ses mémoires, « Munkey Diaries », qui vient de paraître, elle se met à nu beaucoup plus intensément qu’elle ne l’a fait sur grand écran ou dans les textes de ses chansons.

 

Une autobiographie, c’est souvent un peu romancé, édulcoré. Il est difficile de tout mettre sur papier de ses failles, de ses faiblesses, de ses ratés. On préfère célébrer ses propres qualités et ses plus grandes réussites. Jane Birkin, qui a toute sa vie tenu la nuit un journal intime, livre aujourd’hui, non sans audace, une sorte de bilan détaillé de son parcours de jeune fille, de femme et de mère de famille. Avec ses doutes, ses maladresses, ses bonheurs aussi, bien sûr, mais le tout avec cette impression continuelle de ne pas être à la hauteur. Pas professionnellement, avec plus de 90 films tournés en cinquante ans de carrière, et une vingtaine d’albums, même si son succès populaire ne laisse pas aujourd’hui encore de l’étonner, mais personnellement.

 

Jane Birkin et John Barry 

Dans ce premier tome, après avoir relaté sa merveilleuse enfance dans son Angleterre natale, elle revient notamment sur son premier mariage, à moins de 20 ans, avec le déjà célébrissime compositeur de films John Barry. Elle est alors encore innocente, follement amoureuse, et sent vite coupable, terriblement coupable, que son mari n’honore son corps que très rarement. Elle pleure. Elle tombe quand même enceinte, met au monde Kate, mais son mariage n’a d’autre solution qu’elle ne le dissolve au bout de deux ans. Jane, le bébé sous le bras, déprimée, alors que pourtant devenue célèbre Outre Manche après sa participation au film d’Antonioni, « Blow Up« , primé Palme d’Or à Cannes, se réfugie en France d’où des propositions de travail lui sont parvenues.

 

Jane Birkin et Serge Gainsbourg.

A Paris, un casting, notamment, l’attend, pour un film,  » Slogan« , où elle doit donner la réplique en français, qu’elle ne parle pas, à un acteur qu’elle ne connaît pas, un certain Serge Gainsbourg , qui se montre particulièrement désagréable avec elle. Elle perd ses moyens, bredouille, éclate en sanglots, mais est finalement engagée! Horripilé, Gainsbourg lui tourne le dos! On connaît la suite, mais ce que Jane Birkin livre aujourd’hui, c’est donc le quotidien de cette une union folle et passionnée qui a duré douze ans. Et on comprend qu’au fil du temps, la jeune femme, au départ soumise, dépendante, parfois maltraitée, au point de tenter de se jeter un soir dans la Seine, a su peu à peu prendre le pouvoir sur cet homme particulier, génial certes, mais compliqué, presque invivable, en l’aidant à dominer au mieux ses démons, à croire en lui-même et à accomplir son oeuvre géniale. Elle lui donne une fille, Charlotte, qui le fait fondre d’amour et devient l’intendante de sa vie, le débarrassant de toutes les contingences quotidiennes, et quand elle l’a finalement quitté  pour un autre homme, le réalisateur  de films, Jacques Doillon, qui a dû patienter de longs mois, cela a été pour finir sa mue, sortir de sa propre chrysalide et devenir enfin une femme à part entière. Seule responsable de sa propre vie. Tout en restant l’amie et la confidente de Serge, qu’elle a continué à défendre de lui-même.

 

Jane Birkin et Jacques Doillon 

Dans « Munkey Diaries« , Jane est terriblement émouvante et passionnante. On connaissait très bien l’artiste, pas la femme, et pas ses désirs les plus tendres. Elle glisse entre les pages quelques poèmes personnels et beaucoup de dessins faits au crayon de sa vie familiale. Si la vie et les hommes ne l’ont pas toujours ménagée, elle ne paraît plus leur en vouloir. Sauf, et c’est une révélation, vis à vis de Claude François, qui l’aurait plus qu’atteinte et rabaissée en lui faisant une proposition indigne, ce qu’elle précise avec la seule rage présente dans cet ouvrage que TapageCulture recommande vivement. En attendant le second tome, à paraître en 2019.

 

 

Grégoire Colard 

 

 

Jane Birkin/ Munkey Diaries/ Editions Fayard/ 351 pages/ 22, 50 euros.

 

 

 

 

Les Forbans

  • Dans Artistes Chanson Rock
  • Le 6 Oct 2018
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    Les Forbans, 40 ans de rock juvénile !

    Le 3 octobre dernier, l’Olympia, archi complet, a croulé sous le succès des Forbans, ces quatre garçons qui ont démarré leurs carrières en 1978 et qui s’apprêtent à refaire un tour de France des plus belles scènes françaises.

     

     

    A l’heure où nos plus grandes gloires de la chanson avancent sérieusement en âge et dont certaines quittent  malheureusement  la scène, comme Charles Aznavour, Higelin, France Gall et Johnny Hallyday, et où une nouvelle génération passionne le public, comme Orelsan, Vianney, Louane, Soprano, Eddy de Pretto et tant d’autres, il existe aussi des chanteurs et des groupes, comme les Forbans, qui ne sont pas forcément sur toutes les grandes chaînes de télévision, mais qui passionnent les foules, comme ils viennent de le faire à l’Olympia. Quarante ans qu’ils existent, sans perdre une once de leur passion pour le Rock’n Roll , celle qui faisait danser les ados de leurs débuts. Et ceux qui ont vingt ans aujourd’hui paraissent aussi enthousiastes que l’étaient les générations précédentes. Apparemment, le relais a été fait !

     

    Photo AlVZ

    Sur scène, ils sont quatre, plus des choristes, et si le public de tous âges est habillé en perfectos noirs et chaussé de bottes texanes, le tout agrémenté de lourdes chaînes en argent autour du cou et des hanches , et de bagues aux doigts, les Forbans, eux, restent fidèles à eux mêmes, vêtus de vestes blanches et les cheveux ( pour trois d’entre eux qui en ont encore!  ) gominés. Bébert, avec sa voix toujours aussi parfaite, chaleureuse et tonitruante, s’agite comme un diable autour de son micro, affichant son sourire irrésistible et son charme ravageur ( devant la scène, les jeunes filles étaient au bord de l’hystérie!).

     

    Bébert et Martial Allart/ Photo ALVZ

    Leur répertoire est évidemment composé de leurs titres les plus connus, comme « Flip flap », « Fête la fête« et « Tape des mains« , et leur tube de toujours  » Chante« , mais il est dorénavant émaillé de nouveaux puisqu’ils viennent d’éditer un album composé de 10 morceaux, qui restent dans la lignée de leur style intangible, illustrant un rock sympathique, bon enfant et dynamisant. La différence avec le temps est que les Forbans ont récemmentsuivi les traces de Johnny sur la route 66 des Etats-Unis et que leur son et leur inspiration se sont quelque peu américanisés, au point d’être flamboyants dans certains morceaux , comme « Il était une fois » , forcément inspiré  par Sergio Leone. Toutes les chansons, dont certaines, comme « Ma fille » ou « Quelques mots » sont très personnelles, ont été écrites par Bébert et composées par le nouveau guitariste du groupe, le flamboyant Martial Allart et par le talentueux Michel Pin, bassiste.

     

    Le nouvel album des Forbans

    En première partie de leur concert se produit maintenant un tout jeune chanteur de dix-sept ans, Raffi Arto, que Bébert a découvert il y a quatre ans, et qui a participé avec un succès remarquable à The Voice 2017 en ne chantant que du Rock’n Roll façon années 60, le look teen-ager et les cheveux aussi …gominés ! Ses idoles sont Elvis Presley dont il possède parfaitement le déhanché sexy et la voix de velours, et Chuck Berry, qui lui a apparemment légué sa folie. Ce garçon s’accompagne debout sur son clavier qu’il manipule avec une science de prestidigitateur, entouré d’un batteur et d’un guitariste, sans oublier, à l’Olympia,  son petit frère de 14 ans, Viken, saxophoniste émérite!  Quelle famille! Et Bébert lui écrit actuellement pour Raffi des chansons qui s’inséreront dans son répertoire de reprises rock.

     

    Raffi Arto 

    Réservez bien vos dates pour passer une excellente soirée typiquement Rock ‘n Roll avec les Forbans et Raffi Arto. Et en famille! Le Rock n’a pas d’âge!

     

    Et voici leur tout dernier clip sur Maria, une nouvelle chanson.

     

     

    Grégoire Colard 

     

    Quelques dates de concerts: 
    13/10: Saint-Gaudens (31)

    23/11/Claye Souilly (77)

    30/11 Lavelanet (09)

    31/12 Sainte Gemmes le Robert (56)

    2/2/2019 Wasquehal(59)

    15/2 Drancy (93)

     

    Johnny à Rio/ Photo Tony Frank/1967

     

    Le public, et même les plus fans des fans de celui qui a su allumer le feu dans leurs vies, tous doivent se ruer à cette exposition, « Johnny« , où chacun découvrira de spectaculaires objets-témoins de la vie de notre idole nationale et nombre de sublimes photos inédites. A ne pas rater!

     

    Photo Pierre Fournier 

     

    Ah! Johnny !!! On sait tout sur lui, ou plutôt on croit tout savoir, de sa vie, de sa carrière, de ses amours, et maintenant de son héritage qui sème la discorde, jusqu’à l’écoeurement.  Et pourtant, la Galerie Joseph, artistiquement cornaquée par Ghislaine Rayer, en accord avec Patrice Gaulupeau, le cadreur préféré du chanteur, propose sur deux étages un immense espace de 850 m2 où sont accrochées d’innombrables photos inconnues, extraites des collections les plus privées de grands photographes amis et complices du chanteur qu’ils n’ont jamais abandonné, que ce soit en France, aux Etats-Unis, au Brésil, en Tchécoslovaquie et ailleurs.  Et même à l’armée, avec ses copains pious pious. On y retrouve notre Jojo sur une plage au Brésil, au volant de super bolides, sur des motos de rêve, sur scène, bien sûr, lors de tournages de films, et aux côtés de stars mondiales., comme Marlène Dietrich. L’élégance et l’originalité de cette exposition font que rien ne tourne autour de sa vie privée, à part quelques clichés jamais vus de son enfance avec son père si souvent absent, de sa mère qui l’avait confié à leur famille. Pas une seule image de ses femmes, de ses mariages, de ses enfants. Seul l’artiste est mis en valeur à travers ses prestations scéniques, ses voyages de rocker, et son parcours de star, avec certains accidents de parcours, notamment en voiture, illustrés aussi ici.

     

    La Gillet Vertigo, toute en carbone. 

     

    La fameuse moto Harley Davidson, surnommée par Johnny « Laura Eyes », en 1995. 

    Ces photographes amis ont pour nom Raymond Depardon, Patrick Demarchalier, PierreFournierBettina Rheims, André Rau, Claude Gassian, Jean Marie Périer et Tony Frank, pour ne citer qu’eux…L’exposition comprend aussi des présentations de costumes de scène de la star, deux de ses Harley Davidson rutilantes, son permis de conduire, plusieurs de ses légendaires guitares ( celles qu’il n’avait pas cassées sur scène ou jetées dans le public!), des disques d’or, des affiches de concert et de ses films.  Bref, un panorama exhaustif  d’une vie aux mille facettes.

     

     

    L’exposition  » Johnny » est très riche et émouvante, et une journée « Dédicace stage »  a eu  lieu à la Galerie Joseph le samedi 8 mars avec nombre de personnalités et amis ayant publié des livres sur le chanteur désormais mythique, comme Sam Bernett, Jean Claude Camus, Tony Frank, Gilles Lhote, Jean Basselin, Patrice Gaulupeau.

     

    Grégoire Colard

    Entrée : 12 euros

     

    C’est sur la scène du Théâtre Lucernaire que ce « monument historique de la chanson » reprend vie, illuminé par les feux de la rampe, magnifiquement réincarné par une chanteuse inspirée, MTatiana, avec des textes en français, mais aussi sur-titrés en anglais pour un public international qui permet à cette scène d’afficher complet en cette période d’exode estival !

    Edith Piaf, née selon la légende, qu’elle a elle même inventée, à même le pavé  d’une rue de Belleville, à Paris, en 1915, fait partie de notre patrimoine national. Qui n’a pas, même inconsciemment, un de ses célèbres refrains en tête?  Milord, La vie en rose, Ca sert à quoi l’amour, l’Hymne à l’amour, Je ne regrette rien, Ciel de Paris, Mon Dieu, et tant d’autres… C’est comme un héritage précieux laissé par nos grands parents et nos parents. Il est là, dans un tiroir de notre mémoire et Jacques Pessis, l’auteur de ce spectacle « I love Piaf » nous en redonne la clé. Et qui sait que  » La Môme« , comme l’appelait le Tout Paris qui l’adulait, a été aussi une immense vedette mondiale, notamment aux Etats-Unis qui, en un soir, au Versailles de New york, en avaient fait « leur star » et ne voulaient plus plus la lâcher?

     

     

    Mais la chanteuse était avant tout une éternelle amoureuse, et ses amants anglo-saxons ( Marlon Brandon, dit on…) ne pouvaient pas lui faire oublier les français, comme Yves Montand, Paul Meurisse, Marcel Cerdan, Théo Sarapo, pour ne citer qu’eux !  On évoque même une certaine relation avec Marlène Dietrich, qui savait la charmer à Paris en lui chantonnant de sa voix rauque  » Ich bin von kopf bis fuss auf liebe einsgestellt » ( Je suis faite de la tête aux pieds pour l’amour) .

     

    Edith Piaf et son mari Théo Sarapo 

    Ce spectacle « I love Piaf« , qui a fait le tour du monde, et qui  aurait aussi bien pu s’intituler  » Piaf is love », a été écrit par Jacques Pessis avec justement un amour admiratif pour ce petit bout de femme née dans la misère, qui a connu en quarante sept ans d’existence une gloire phénoménale, enchaînant des tubes planétaires avec des refrains criant la solitude, la passion, la liberté d’aimer, la trahison, le désespoir, bref, tous les chemins de la Carte du Tendre.

     

    MTatiana ( photo Michel Le Hô) 

    Quelle chanteuse peut reprendre aujourd’hui son fameux répertoire sans nous choquer, tant la voix d’Edith a été unique ? C’est pourtant ce qu’arrive à faire Mtatiana qui a l’intelligence artistique de ne rien tenter pour la copier ni l’imiter. Elle ne se tord pas les mains comme le faisait la Môme avec les siennes, arthritiques. Elle ne porte pas la même petite robe noire avec une croix autour de son cou et elle n’arbore pas les mêmes petits cheveux courts, rares et frisés. Mtatiana est une jeune femme au corps explosif, à la beauté solaire, à la joie de vivre inhérente, et on imagine bien qu’elle n’a jamais mendié en chantant dans la rue, comme son aînée. Mais, grâce à son talent d’interprète, et au respect qu’elle affiche pour Piaf, non sans émotion et même avec des larmes sur les joues, on a l’impression qu’Edith est là, à côté d’elle, avec elle, et avec nous. Elle est ressuscitée !

     

     Patrice Maktav

    Deux comédiens chanteurs et musiciens entourent Mtatiana dans une mise en scène de François Chouquet, dont l’accordéoniste sacré champion du monde en1999 Aurélien Noël, et Patrice Maktav, guitariste, chanteur, révélé par la Star Academy, confirmé dans plusieurs comédies musicales comme « Mozart, l’opéra Rock »  et « Le rouge et le noir »,  et acteur récurrent  dans « Plus belle la vie ». Patrice Maktav a une présence d’autant plus remarquable qu’il est censé incarner tous les amants d’Edith Piaf, c’est à dire de symboliser l’Amour ! Mesdames, il y arrive très bien !

     

    Grégoire Colard

     

    Théâtre du Lucernaire , 53 rue Notre Dame des Champs, Paris 6eme

    Spectacle à 21 heures, en français et sur-titré en anglais.

     

     

     

     

     

     

    Pour ses vingt ans, Solidays, le festival organisé par Solidarité Sida, a rassemblé le week-end dernier à Longchamp 220.000 spectateurs. Un record.  

    Avec l’aide de 3.000 bénévoles, une organisation d’enfer, des structures gigantesques pour accueillir nombre de groupes et de chanteurs, un village solidaire accueillant une centaine d’associations, une sécurité à la fois inflexible et discrète, Solidays propose chaque année une vraie fête musicale et des centres d’information sur les immenses prairies vertes de Longchamp, le long du Bois de Boulogne.

    Le public, composé pratiquement uniquement de jeunes gens, sait parfaitement pourquoi il est présent, certes pour s’amuser, mais aussi pour soutenir des causes , s’investir, s’engager et aider. La cause est entendue et il est impressionnant de ne rencontrer que des milliers de visages aimables et souriants ! Il est vrai qu’avec ses 20 millions d’euros de bénéfices récoltés depuis sa création, Solidays a pu les reverser équitablement à différentes sources d’entraide.

    « Je me dis qu’on a eu raison de faire confiance à la jeunesse pour changer le monde », assure Luc Barruet, le directeur fondateur de Solidays. « Sensibilisation de tous, engagement, soutien au tissu associatif, autant de satisfactions pour moi au fil de ces années. Le fléau est malheureusement loin d’être éradiqué, et a muté, mais la solidarité est là, toujours plus forte. Nous avons pu réduire quelque peu la détresse humaine face au virus. » 

     

     

    Cette année, Brigitte Macron a tenu le premier jour à venir longuement témoigner de son intérêt, sans son mari, occupé ailleurs. Peut-être viendra-t-il l’année prochaine ? François Hollande, on s’en souvient, a été le seul président en exercice, en 2014, à faire acte de présence pendant quatre heures, ne cachant pas son plaisir d’être làne manquant pas non plus d’aller visiter non seulement le village solidaire mais aussi l’exposition érotique Happy Sex, de Zep, proche du pavillon « Sex in the City »!  Il n’avait en revanche pas essayé le préservatif à taille humaine !

     

     

    La plus grande attraction de Solidays, dont Antoine de Caunes est le président d’honneur, est évidemment celle de la musique, propulsée sur d’immenses scènes érigées ça et là, avec des prestations artistiques de tous styles, dont cette fois-ci  celles de David Guetta  et de  Juliette Armanet, en passant par Eddy de Pretto, Jain, Nekfeu, Shaka Ponk, Big Flo et Oli, Amadou et Mariam, Feu! Chatterton, Iam, etc… sans oublier la découverte passionnante du  groupe électro, Polo & Pan, produit par Raphaël Hamburger, et qui compte déjà une dizaine de millions de vues sur les réseaux sociaux !

     

    Polo & Pan 

     

    Des moments émouvants aussi, avec notamment l’assemblage sur la pelouse  de dizaines de patchworks  confectionnés par des proches de disparus du SIDA;  avec l’apparition folle-dingue des Soeurs de la Perpétuelle Indulgence, un mouvement militant LGBT créé en 1979 à San Francisco, et avec les hommages rendus aux militants africains, asiatiques, maghrébins, du Moyen Orient, de France et d’Europe.

     

    Les Soeurs de la Perpétuelle Indulgence

     

    Pour ceux qui ont connu comme nous dans les années 90 la montée du SIDA, avec les premières actions d’Act Up, une association dont le seul but était d’alerter l’opinion, de dénoncer l’indifférence des laboratoires et de bousculer les esprits chagrins gouvernementaux et médiatiques, avec, entre autres,  des projections de  sang ( de la peinture rouge) sur des monuments ou des bâtiments administratifs, et en recouvrant l’Obélisque d’un préservatif géant, il est réconfortant de voir les nouvelles générations afficher en musique leur solidarité. Bravo Solidays !

     

     

    Grégoire Colard 

     

    Pour vous engager ou vous informer sur les actions de Solidarité Sida, c’est Ici !

     

    Mal, il est mal. Et il a mal, face aux sévices subis par tant de femmes battues. Et pourtant ce jeune chanteur qui a fait le tour du monde pendant dix ans en a vu de toutes les couleurs sur les cinq continents, que ce soit au niveau des différences de civilisation, de religion, et de respect humain.  

    Son bilan, au retour de ses pérégrinations incessantes, est que la femme, quel que soit le pays, n’est jamais aussi respectée qu’elle devrait l’être. Que ce soit humainement, sexuellement, personnellement, et même physiquement. Et tout cela le révulse au plus haut point. Comment porter la main, taper, frapper, mutiler et même tuer celles qui sont les femmes, les mères, les filles et les soeurs de l’humanité?

     

    Au Maroc/ Photo Mehdi Mounir

     

    « Après une première carrière de chanteur à grand succès régional en Haute Savoie, tout autour de Genève  j’ai décidé à vingt ans de prendre un billet sans retour pour nowhere, au hasard, à savoir en Indonésie, pour aller à la rencontre du monde. Je suis passé d’un pays à l’autre, d’un continent au suivant. J’avais juste un sac sur mon dos,  je travaillais au jour le jour et je dormais chez l’habitant. Ou dehors.  Dans des tribus, parfois, qui n’avaient jamais vu un étranger. J’en ai vu, des choses ! Et tellement différentes.

    Le point commun, c’est que les femmes restaient la plupart du temps les yeux baissés, n’avaient pas  le droit de me parler, de me répondre, ni même de me regarder. Elles étaient en totale soumission. Et j’ai dû me taire et regarder ailleurs, sous peine de représailles, quand l’une d’elles était frappée par un mari, un oncle, un père, un frère, un fils même ! Que dire? Que faire ? Cette violence, elle est, dans certains pays, banale, admise, voire recommandée ! C’est fou! 

    Aujourd’hui que je suis revenu définitivement  en France, je suis anéanti quand je dois faire face à de tels drames dans mon propre pays. J’ai l’impression que je partage la douleur de toutes ces femmes rabaissées, battues, blessées, violentées, violées, handicapées et pour certaines, tuées.  Au jour le jour, je suis dans la révolte, totalement en empathie avec elles. »

    Co-auteur du  texte de la chanson « Sales barbares » avec Véronique Seruch, elle-même grande victime, et  Grégoire Colard, David Bacci est un chanteur globe-trotter qui s’engage dans sa vision du monde, on l’aura compris, mais aussi dans celle de l’amour et du partage. Avec ses musiciens, il a, depuis son retour au pays, donné nombre de concerts, en France et à l’étranger, entonnant l’hymne à la vie et à l’espoir à travers ses chansons, ce qui peut paraître naïf, mais il a le courage d’affirmer que l’univers peut être meilleur. Un voeu pieux ? Il est persuadé que non et l’affirme à un public qui le suit avec ferveur et lui témoigne le besoin de son regard positif et solidaire.

     

    David Bacci en concert humanitaire à la Bastille devant 60.000 personnes 

     

    « Je ne me sens pas innocent, je fais partie de ce monde qui maltraite et rabaisse les femmes, mais je me sens responsable de la lumière qu’il faut porter sur tous ces drames qu’elles subissent et dont la société préfère trop souvent détourner les yeux. Chanter ? C’est une façon de propager la parole. Si on m’écoute, c’est peu, mais c’est déjà ça ! » 

    Avec un clip tourné à Nîmes par une équipe dirigée par le réalisateur André Dalcan, avec deux jeunes comédiens, Sébastien Cascio et Pauline Nyrls, David Bacci a tenu à arborer physiquement les outrages que la jeune femme subit, la peau constellée de sang et de blessures, comme si c’était lui qui était frappé au plus profond de son intégrité. Comme si son coeur battait au rythme effréné de la jeune femme meurtrie et de toutes ses semblables. Comme si sa peau était la leur. Comme si leur douleur était la sienne.

     

     

    Composée, écrite et enregistrée il y a un an, cette chanson,  » Sales barbares « , qui dénonce la brutalité des hommes, est malheureusement de plus en plus en d’actualité. Même si l’opinion, enfin sensible, commence à réagir.

     « Les choses semblent bouger, mais le chemin à faire est là, devant nous! Alors, en avant ! « 

    Tristan

     

    « Sales Barbares »:

    Paroles David Bacci, Véronique Séruch, Grégoire Colard.

    Musique:  Didier Hayat

    Réalisateur: Jean-Luc Dettome

    Réalisation André Dalcan.

    Comédiens: Sébastien Cascio et Pauline Nyrls.

    Maquilleuse: Mademoiselle Bulle.