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Starmania, créé en avril 1979 au Palais des Congrès de Paris aurait 40 ans cette année! Fabienne Thibeault a été au coeur de ce lancement triomphal dont elle a été un élément essentiel et porteur, et raconte dans un livre émouvant et intéressant les dessous compliqués de cette oeuvre à laquelle personne ne croyait et qui a fait le tour du monde !

Luc Plamondon et Michel Berger 

Michel Berger, en tant que compositeur, était fan des grandes comédies musicales américaines. George Gerschwin (« Porgy and Bess ») était son modèle. Son rêve était d’écrire un opéra-rock qui serait monté en France. Mais chez nous, alors, le « musical »  était un genre maudit. Aucun producteur, n’aurait misé sur le moindre projet dans ce sens. Pas rentable. Mais Berger, têtu en diable, a décidé de forcer le système, s’adjoignant le québécois Luc Plamondon comme auteur des textes. Ils travaillent deux ans, imaginent un thème futuriste, à savoir celui de jeunes zonards qui veulent renverser le Président de la ville, qui kidnappent la star de la télévision et la séduisent pour prendre le pouvoir grâce aux médias. Le temps d’engager des chanteurs de Paris et de Montréal, moitié, moitié, d’enregistrer un album, de convaincre finalement des décideurs, Starmania peut être  joué sur scène. Et c’est là que tout se complique, en coulisses, entre les équipes techniques françaises et québécoises, mais aussi avec celle, américaine, du metteur en scène New-Yorkais, Tom O’Horgan, très star ( « Hair/ Jesus Christ Superstar »). Aujourd’hui, Fabienne Thibeault nous fait partager ses souvenirs, partagés entre humiliations et grands bonheurs.

Fabienne Thibeault, la « serveuse automate », en 1979. 

Une humiliation, parmi d’autres?  Fabienne Thibeault a un rôle important, celui de  la chanteuse conteuse de tout ce qui se trame dans la ville, Monopolis, que ce soit dans les sous-sols envahis par les loubards en révolte, ou dans les buildings des nantis, mais, jusqu’à la dernière répétition, elle n’a toujours pas de tenue de scène! On l’a oubliée! Le costumier, en prenant enfin conscience, attrape une immense boîte en carton, fait deux trous sur les côtés pour les bras et le tour est joué…sauf que la chanteuse une fois dedans n’arrive à porter son micro jusqu’à sa bouche…Un grand bonheur, parmi d’autres? Le soutien indéfectible de Daniel Balavoine, qui détestait que les acteurs soient… »les uns contre les autres »! Ce qui ne manquait pas…

Fabienne Thibeault et Daniel Balavoine 

Ce livre est ainsi, plein d’anecdotes plus croustillantes les unes que les autres, qui prouvent que monter un show qui se voulait légendaire, et qui l’est devenu, se prépare dans la passion avant la première, avant de passionner à son tour le public. Et maintenant, vous, à la lecture de ces pages!

 

Grégoire Colard 

 

Mon Starmania/ Fabienne Thibeault/Editions Pygmalion/ 195 pages/ 19,90 euros.

Raphael Mezrahi est un clown triste. La tristesse, c’est son truc. Alors, il en a fait le bitume de sa route artistique. Au point même d’organiser depuis six ans « La nuit de la Déprime », devenue un must pour les célébrités qui se ruent pour y participer et pour le public qui s’y agglutine.

Cette 6eme Nuit a été la plus réussie, produite dans un Casino de Paris archi bondé où des hôtesses et des hôtes accueillaient chaque spectateur en le prenant dans leurs bras pour lui faire un hug, « Oh, ce n’est pas grave, cela va bien se passer ! », lui glissant même quelques mouchoirs en papier ! Le ton était donné…Quand le spectacle commence, présenté par un Mezrahi qui a l’air de se demander ce qu’il fait sur scène, cherchant apparemment ses mots:  » Ah vous êtes là? Voilà…  Ben moi aussi. Voilà … Bon, et ben on va y aller…Voilà!.. », c’est parti , on rit de son pseudo amateurisme et on l’adore, comme toujours depuis ses cultissimes vraies-fausses interviews de stars qui ont fait sa gloire. Cela commence par  la projection d’un court dialogue, forcément sans intérêt, entre lui et un Patrick Bruel comme on ne l’a jamais vu, défait, abattu, les yeux tristes. Et la salle est morte de rire.

Raphaël Mezrahi et Patrick Bruel.

S’ensuivent près de trois heures de spectacle où défilent sur scène nombre de chanteurs interprétant des titres plutôt lugubres, comme Nicoletta, Chimène Badi, Jean Luc Lahaye, Nolwenn Leroy, avec des moments de très haute voltige avec Christophe, Natalie Dessay et surtout Richard Cocciante, qui ne s’était pas produit en France depuis quinze ans, trop occupé à superviser la carrière mondiale, en toutes les langues, de « Notre Dame de Paris ».

Richard Cocciante chante « Il mio refugio »

Si le public est aussi enchanté de cette « Nuit de la Déprime », c’est pour son côté différent, son ton original mais aussi pour l’humour décalé non seulement de Raphaël Mezrahi, mais de chacun des intervenants qui se prêtent au jeu, sans oublier celui de Laurent Baffie qui fait monter sa maman adorée sur scène pour l’insulter copieusement! Enfin, il y a le talent mondialement reconnu du trompettiste Ibrahim Maalouf, parrain de la soirée, qui intervient régulièrement avec son instrument, soit en solo ou en complément de l’orchestre mené par Jean-Félix Lalanne.  Un enchantement. Ne ratez pas la prochaine « Nuit de la déprime« , dans un an!

Le trompettiste Ibrahim Maalouf et l’harmoniciste Greg Zlap

 

Grégoire Colard 

 

Diffusion de « La 6 ème nuit de la déprime  » sur C8 en mars 2019.

 

Entretien avec Thomas Chaumette qui nous présente le 18 Paris, son bel hôtel, situé 41 rue Letort, dans le 18 ème arrondissement de Paris , récipiendaire du Laurier d’Or 2018 décerné par la Fédération Internationale du Tourisme. De nombreuses figures du monde artistique sont venues fêter cet évènement…

Il y a des jours comme ça où vous allez sans grand enthousiasme à un concert où se produisent plusieurs artistes ou groupes encore inconnus, et là, le choc ! C’est ce qui est arrivé pour Tapage Culture, invité au O’Sullivan de la Place Pigalle, où le groupe Flavie et les Garçons, en quelques sept ou huit titres en français et en anglais a déchaîné un public qui ne le connaissait pas. Une vraie révélation, à suivre de près ! Nous avons rencontré la chanteuse…

Flavie et deux de ses trois Garçons sur la scène du O’Sullivan

« Flavie, on vous découvre sur scène, mais qui êtes vous ?

Flavie:  Je suis quelqu’un de passionné par la musique. J’ai dix-neuf ans, et je chante depuis ma plus tendre enfance. Je pense musique, je respire musique, et même si je poursuis des études de droit pour rassurer mes parents et leur faire plaisir, je ne me vois pas faire autre chose que de la musique ! Cela dit, le droit ne me sera pas peut-être pas inutile dans ce métier où j’aurai, on ne sait jamais, à discuter de milliers de contrats (rire)! On peut toujours rêver!

-D’où vient cette passion ?

Flavie: Toute petite, j’ai eu à subir le divorce de mes parents, la maladie de ma tante et c’est à travers les chansons de Christophe Maé que j’adorais, que j’arrivais à extérioriser mon mal être, en changeant souvent les paroles de ses textes, pour  y inclure mes mots à moi! Serge Gainsbourg aussi m’a influencée, surtout quand il affirmé un jour  » Je dérange, mais je le sais « .  J’ai compris que j’étais une petite fille qui dérangeait aussi, mais cela m’a déterminée jusqu’à maintenant . Je sais où je vais. 

-Et où allez vous ?

Flavie : Je vais à la rencontre du public, je veux faire de la scène, encore et encore, avec mes trois Garçons, des musiciens que je connais depuis plusieurs années. Je me suis produite à 13 ans pour la première fois en public à la Fête de la Musique. A 15 ans, j’ai commencé à enregistrer des titres avec eux, et aujourd’hui nous avons un premier CD. 

Vous écrivez vos textes et vous composez?

Flavie: Pour le moment, je ne joue d’aucun instrument, mais quand j’écris mes textes dont certains avec Alain Morel, écrivain et journaliste,  j’ai déjà une idée de ce que ce pourraient être le rythme, en général pop rock,  et le style de la future chanson. Ce que je dis dans mes titres, c’est souvent assez personnel, car j’ai subi des troubles émotionnels et physiques durant mon adolescence, à cause des émois familiaux, donc, mais aussi à la suite de harcèlement sexuels et d’une tentative de viol. Aujourd’hui, je suis devenue forte, sensible au mouvement Me Too , et ma dernière chanson « Ne me touche pas « , avec le clip qui vient d’être réalisé et qui est sur U Tube, est le reflet  de ma détermination à m’affirmer en tant que femme, chanteuse et en tant que personne solidaire, à l’écoute des autres.

Pour vous, la chanson est une arme ?

Flavie:  Grâce à elle, je me solidifie pour combattre. Là, je reviens de Mongolie où j’ai pratiqué un voyage équitable en traversant la steppe, en parlant et chantant avec les gens, en partageant leur quotidien. L’été prochain, j’irai à Madagascar pour aider des enfants à travers une association, « Nosy Komba ». Je suis très sensible à l’actualité du monde, qui me révolte et me met dans une rage folle. La chanson est un vecteur pour aller à la rencontre des autres et, si possible, les aider.   

Quels sont vos modèles artistiques?

Flavie: Ce sont presque toujours des femmes fortes (rire)! Comme Lady Gaga, Adèle. Et même Amy Winehouse.  Chez les garçons, Stromae. 

 

Physiquement, vous ressemblez à Lady Gaga dans A star is Born !

Flavie: Ah oui? Je prends cela comme un compliment! Merci! Le moins que l’on puisse  dire, c’est que c’est quelqu’un qui ose ! Sa carrière de chanteuse, et maintenant de comédienne, est hallucinante. Elle peut m’inspirer, en toute modestie, mais ce qui est sûr, c’est que je suis quelqu’un de déterminé! Je vis et j’irai en tous cas au bout de moi-même. Et vers les autres. Et vers l’amour. C’est déjà ça! Non? 

 

 

Grégoire Colard

 

Flavie et les Garçons, en concert le 12 janvier au Flow/ 4 Port des Invalides Paris 7eme/ 01 44 05 39 50

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

On peut se dire: « Encore un livre  sur Johnny!!! ». C’est vrai qu’actuellement il en sort au moins un, sinon plus, par semaine. Et trop, c’est trop. Sauf que celui-ci s’affranchit des ragots actuels et des rumeurs nauséabondes pour illustrer de façon abécédaire, à travers des textes brillants et dignes du journaliste Alain Morel et des photos de Patrick Carpentier, dont beaucoup inédites, toutes les facettes de la légende de l’artiste et du quotidien de l’homme.

Dans ce livre très exhaustif de 160 pages, il est facile de s’y retrouver car les chapitres se retrouvent grâce aux 26 lettres de l’alphabet, suivant l’urgence de votre intérêt: A comme amours, C pour cinéma, H comme Harley, M pour motos ,T pour Tatouages, V pour voitures ou  Vegas, etc….D’autres sont plus inattendues, comme le F, qui annonce des Facéties! Oui, Johnny adorait faire des farces à son entourage, à ses amis, comme Michel Drucker qu’il appelait pour rien plusieurs fois la nuit, juste pour  lui demander s’il dormait bien!  « J’ai toujours fait mon métier sérieusement, mais après le salut final, dès qu’on me laisse oisif, je déconne « confia t’il à  Alain Morel, alors grand reporter au Parisien, qui l’a suivi durant de très longues années. Et l’on découvre que c’est surtout avec Jean-Paul Belmondo qu’il a le plus vécu comme un  fou. Celui-ci raconte: »Avec Johnny, nous avons fait les 400 coups et même les 400 cents coups de poing ! On partageait le goût du danger, et un appétit pour le plaisir assez insatiable!« .

Beaucoup de confidences accordées à Alain Morel au fil de toutes ces années définissent mieux le séducteur que Johnny a pu être: »Je n’ai pas de type de femme, encore que, de Catherine Deneuve à Sylvie, en passant par Nathalie et, maintenant, Laeticia, il doit bien y avoir un petit côté BCBG qui m’attire fortement, avec des idées saines dans la tête, mais l’oeil disons…malicieux!« . Par contre, l’homme qu’il était a toujours été loin d’être séduit par les Guignols de l’Info, sur Canal plus, dont la poupée à son effigie mais au nez gigantesque ( qu’il a coupé un jour  avec une paire de ciseaux en direct sur le plateau! ) professait des textes débiles qui le faisaient passer pour un sombre crétin et que la France entière reprenait en riant « Ah que coucou ! ». D’autant plus que Laura, sa fille en souffrait affreusement à l’école, harcelée par les moqueries de toutes les élèves. Et ça, ce n’était pas supportable pour Johnny.

Dans ce livre, tous les clichés sont de Patrick Carpentier, photographe de la star pendant près de quarante ans ( dont plus de 20 ans officiellement) et refont surgir un Johnny intime, avec sa famille, ses femmes de coeur, ses enfants, ses amis, ses maisons, mais aussi le show man avec ses guitares, ses musiciens, ses looks, ses fans et bien sûr sur scène, ce qui n’est pas chose aisée et même tout un art quand il faut se jouer des lumières stromboscopiques, des projecteurs, des lasers et des nuages de fumigènes ! Le résultat est là, avec plus de 300 photos, dont beaucoup jamais vues, illustrant la vie et l’âme de notre Johnny national. De A à Z !

Grégoire Colard 

 

Inoubliable Johnny Hallyday, de A à Z.  /Editions l’Archipel/ 18 euros

Photos de luxe de Johnny, signées et numérotées sur www.patrickcarpentier.fr 

 

 

Charleville-Mezières serait-elle  la cité couveuse d’insubordonnés ? Arthur Rimbaud y est né, comme Jérémy Ferrari, et chacun d’eux a quitté à dix-sept ans sa ville natale, le premier pour mettre le feu à la poésie traditionnelle qu’il trouvait trop ampoulée, le second à l’humour actuel qu’il juge sage et formaté.

En effet, à 33 ans, Jérémy Ferrari, sur scène, n’a peur de rien ! Devant les milliers de spectateurs qui remplissent tous les Zénith de France, et aussi de très grandes salles en Belgique, en Suisse, au Québec et même récemment aux Etats Unis, il balance son humour ravageur sur les défauts et les méfaits de notre société. Dans son dernier spectacle « Vends 2 pièces à Beyrouth« , qui été acclamé par plus de 300.000 spectateurs, le hissant aux toutes premières places des humoristes les plus populaires de France, il n’hésite pas à incarner les terroristes et les spectateurs du Bataclan et à dénoncer les dérives budgétaires de certaines associations caritatives. Ferrari est un bulldozer qui aime écraser toutes les idées reçues, et s’il le fait volontairement de façon clownesque, c’est pour mieux nous convaincre de sa lucidité.  Notre rire irrésistible est une acceptation de ce qu’il ose dire et que nous n’aurions jamais osé formuler.

Alors, Jérémy Ferrari dérange nos médias, que ce soit la télévision ou la radio. Il n’est pas blackisté, non, mais il n’est pas invité, ce qui revient au même. Ce n’est pas un bon « client »,  un béni-oui-oui ! En 2016, il s’est d’ailleurs fait remarquer sur le plateau de « On n’est pas couché », reprochant au premier ministre d’alors, Manuel Valls, la récupération politique des récents attentats. Cela n’a pas plus aux instances dirigeantes….Pourtant, Ferrari  n’est pas un anarchiste va-t-en guerre  ! C’est juste et surtout un homme qui affirme ce qui le révolte avec force et drôlerie, comme le faisaient à leur manière Guy Bedos, Desproges et Raymond Devos

Pourtant, samedi prochain, le 24 novembre prochain, la chaîne C8 va lui consacrer une soirée spéciale, en diffusant à 21h la captation de son spectacle donné au Zénith de Lille, et, à 23h30 « Emporté par fougue« , un magnifique reportage, réalisé par Thierry Colby, qui l’a suivi pendant un an à travers ses pérégrinations scéniques. Pour l’avoir vu, TapageCulture peut vous assurer que ce document est un évènement car on y découvre au quotidien un Jérémy Ferrari attachant, humain, sensible, presque timide, mais qui ne baisse jamais les yeux face à vous ou au spectacle du monde actuel…

Grégoire Colard

Les Forbans

  • Dans Artistes Chanson Rock
  • Le 6 Oct 2018
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    Les Forbans, 40 ans de rock juvénile !

    Le 3 octobre dernier, l’Olympia, archi complet, a croulé sous le succès des Forbans, ces quatre garçons qui ont démarré leurs carrières en 1978 et qui s’apprêtent à refaire un tour de France des plus belles scènes françaises.

     

     

    A l’heure où nos plus grandes gloires de la chanson avancent sérieusement en âge et dont certaines quittent  malheureusement  la scène, comme Charles Aznavour, Higelin, France Gall et Johnny Hallyday, et où une nouvelle génération passionne le public, comme Orelsan, Vianney, Louane, Soprano, Eddy de Pretto et tant d’autres, il existe aussi des chanteurs et des groupes, comme les Forbans, qui ne sont pas forcément sur toutes les grandes chaînes de télévision, mais qui passionnent les foules, comme ils viennent de le faire à l’Olympia. Quarante ans qu’ils existent, sans perdre une once de leur passion pour le Rock’n Roll , celle qui faisait danser les ados de leurs débuts. Et ceux qui ont vingt ans aujourd’hui paraissent aussi enthousiastes que l’étaient les générations précédentes. Apparemment, le relais a été fait !

     

    Photo AlVZ

    Sur scène, ils sont quatre, plus des choristes, et si le public de tous âges est habillé en perfectos noirs et chaussé de bottes texanes, le tout agrémenté de lourdes chaînes en argent autour du cou et des hanches , et de bagues aux doigts, les Forbans, eux, restent fidèles à eux mêmes, vêtus de vestes blanches et les cheveux ( pour trois d’entre eux qui en ont encore!  ) gominés. Bébert, avec sa voix toujours aussi parfaite, chaleureuse et tonitruante, s’agite comme un diable autour de son micro, affichant son sourire irrésistible et son charme ravageur ( devant la scène, les jeunes filles étaient au bord de l’hystérie!).

     

    Bébert et Martial Allart/ Photo ALVZ

    Leur répertoire est évidemment composé de leurs titres les plus connus, comme « Flip flap », « Fête la fête« et « Tape des mains« , et leur tube de toujours  » Chante« , mais il est dorénavant émaillé de nouveaux puisqu’ils viennent d’éditer un album composé de 10 morceaux, qui restent dans la lignée de leur style intangible, illustrant un rock sympathique, bon enfant et dynamisant. La différence avec le temps est que les Forbans ont récemmentsuivi les traces de Johnny sur la route 66 des Etats-Unis et que leur son et leur inspiration se sont quelque peu américanisés, au point d’être flamboyants dans certains morceaux , comme « Il était une fois » , forcément inspiré  par Sergio Leone. Toutes les chansons, dont certaines, comme « Ma fille » ou « Quelques mots » sont très personnelles, ont été écrites par Bébert et composées par le nouveau guitariste du groupe, le flamboyant Martial Allart et par le talentueux Michel Pin, bassiste.

     

    Le nouvel album des Forbans

    En première partie de leur concert se produit maintenant un tout jeune chanteur de dix-sept ans, Raffi Arto, que Bébert a découvert il y a quatre ans, et qui a participé avec un succès remarquable à The Voice 2017 en ne chantant que du Rock’n Roll façon années 60, le look teen-ager et les cheveux aussi …gominés ! Ses idoles sont Elvis Presley dont il possède parfaitement le déhanché sexy et la voix de velours, et Chuck Berry, qui lui a apparemment légué sa folie. Ce garçon s’accompagne debout sur son clavier qu’il manipule avec une science de prestidigitateur, entouré d’un batteur et d’un guitariste, sans oublier, à l’Olympia,  son petit frère de 14 ans, Viken, saxophoniste émérite!  Quelle famille! Et Bébert lui écrit actuellement pour Raffi des chansons qui s’inséreront dans son répertoire de reprises rock.

     

    Raffi Arto 

    Réservez bien vos dates pour passer une excellente soirée typiquement Rock ‘n Roll avec les Forbans et Raffi Arto. Et en famille! Le Rock n’a pas d’âge!

     

    Et voici leur tout dernier clip sur Maria, une nouvelle chanson.

     

     

    Grégoire Colard 

     

    Quelques dates de concerts: 
    13/10: Saint-Gaudens (31)

    23/11/Claye Souilly (77)

    30/11 Lavelanet (09)

    31/12 Sainte Gemmes le Robert (56)

    2/2/2019 Wasquehal(59)

    15/2 Drancy (93)

     

    Comédienne, sculpteure, Sylvie Malys est une artiste complète et inspirée, mais aussi Ministre de l’Oenologie dans le gouvernement de la République de Montmartre, dont le président est Alain Coquard. Cette semaine, elle a, aux côtés du maire du 18ème, Eric Lejoindre, régné sur les vendanges de cette vigne historique, datant du 12ème siècle, enracinée sur les pentes de ce petit village touristique rattaché à Paris en 1859, sur des terres appartenant autrefois au chansonnier et écrivain Aristide Bruant, aménagées par le dessinateur Francisque Poulbot. 

     

    Le Clos Montmartre 

    Forte de 30 cépages différents, la vendange de cette vigne, dénommée « Clos Montmartre », est chaque année un grand moment pour les vignerons de la Ville de Paris et nombre de bénévoles et de poulbots qui récoltent 2.000 kilos de raisins sur 1.750 ceps. Le tout est ensuite pressé dans le 18 ème arrondissement et vendu aux enchères lors d’une immense Fête des Vendanges en octobre dans les rues de la Butte, parrainée par Michou, le monument hystérique du quartier ! Longtemps considéré comme de la piquette sans intérêt, les crûs de Montmartre procurent aujourd’hui des saveurs distinguées par les connaisseurs qui font claquer leurs langues !

     

    Sylvie Malys et le responsable en chef des poulbots. 

    Cette année, les vendanges ont été enchantées par le sourire irrésistible de Sylvie Malys, parfaite tastevin, ayant même écrit et produit un spectacle particulièrement enivrant, « Le génie du vin« , un Wine Woman Show, qu’elle donne actuellement avec succès au « Théâtre du Gymnase », toujours suivi d’une dégustation partagée avec son public !

     

     

    Par ailleurs, un autre talent de cette belle comédienne (Trophée Profemina) et donc aussi ministre est d’être sculpteure, un don hérité de son arrière grand oncle, un célèbre graveur japonais, Kiyoshi Hasegawa. Elle a déjà été récipiendaire d’une Médaille de Bronze Arts Sciences et Lettres.  Elle enchaîne les expositions dont la dernière, fort courue, s’est tenue dans les écuries de la Garde Républicaine, à Paris, avec, sur des bottes de foin, des oeuvres en grès et en bronze, émaillées pour certaines de pierres précieuses ( jade, quartz rose, améthyste du Brésil, corail, lapis lazuli, etc…).

     

    « Preciosa », une oeuvre de Sylvie Malys 

    En attendant sa prochaine exposition et d’aller l’applaudir au théâtre, vous pourrez assister aux prochaines Fêtes des Vendanges de Montmartre du 14 au 18 octobre, qui accueillent chaque année plus de 500.000 personnes dans les rues de la Butte, avec Sylvie Malys et son écharpe de Ministre de l’Oenologie ! A votre santé!

     

    Défilé de poulbots pendant la Fête des vendanges 

    Grégoire Colard

     

    Le génie du Vin: le mardi 20h et le samedi à 18h au Théâtre Gymnase, 38 Bd Bonne Nouvelle 10 ème Fête des Vendanges: à Montmartre, du 14 au 18 octobre, mais aussi dans tout le 18 ème arrondissement.

     

     

    Dans son livre « Tu t’appelais Maria Schneider« , sa cousine germaine, Vanessa Schneider, offre un regard affectueux mais sans retouche sur la vie tumultueuse et explosive de celle qu’elle considérait comme sa soeur, jamais remise de son viol par Marlon Brando dans le film mythique « Le dernier tango à Paris ».

     

     

    Le « Dernier tango à Paris », tourné par le cinéaste Bernardo Bertolucci, avec Marlon Brando, 47 ans, et Maria Schneider, 19 ans, est sorti en France en décembre 1972 et ensuite pratiquement dans le monde entier, sauf là où il a été interdit, déchaînant tous les désirs et tous les scandales. Un déchaînement  qui aurait dû porter aux nues la toute jeune actrice qui n’avait jusque là interprété grâce à Alain Delon qu’un tout petit rôle dans « Madly« . Elle a certes été consacrée star du jour au lendemain, mais surtout elle est devenue celle que les gens insultaient dans la rue, lui crachaient au visage, et même la giflaient quand ils le pouvaient, sans oublier, en ville, les rires stridents quand, à table, un convive demandait narquoisement à sa voisine « Passe moi le beurre« !  Et jusque dans les écoles où les garçons lançaient cette phrase aux petites filles ! Une horreur qui la marquera et lui fera perdre ses repères pour toujours. Pourquoi tant de déchaînements?  A cause de cette fameuse scène où Marlon Brando l’écrase par terre et la viole, s’aidant effectivement d’une motte de beurre.

     

     

    Et pourtant, ce viol n’a jamais existé en vrai, seulement simulé pour les caméras, mais il en a été un quand même, dans la mesure où cette scène n’existait pas dans le scénario qu’avait lu Maria Schneider, mais que les deux hommes, Bernardo Bertolluci et Marlon Brando, se concertant secrètement, avaient prévu de lui imposer sans qu’elle puisse la refuser, et lui affirmant faussement ensuite que les images en seraient détruites. Ne les croyant plus, folle de rage, humiliée, Maria avait alors tout cassé sur le plateau. Elle ne leur a jamais pardonné et n’a plus jamais fait confiance ensuite à même de très grands réalisateurs, qui l’ont engagée, le plus souvent pour des rôles dénudés, forcément, comme Vadim, Antonioni, René Clément, Jacques Rivette, Comencini, Enki Bilal, Zefirelli , Bertrand Blier et d’autres, ni à aucun homme. Ni en personne. Jusqu’à la fin de sa vie, en 2011, à l’âge de 59 ans, Maria a dû porter cette image sexuelle comme un tatouage, au point d’errer dans les méandres de la drogue et de l’alcool, dénigrant cette gloire internationale que « Le dernier tango à Paris « , devenu cultissimene cessait de coller à sa peau à travers les décennies. A son décès, une autre star autrefois sulfureuse, Brigitte Bardot, qui l’avait hébergée chez elle avec une certaine compréhension après son burn out à la sortie du « …Tango« , a écrit un message qu’Alain Delon a lu sur la tombe, et Bernardo Bertolucci a fait part publiquement de ses excuses. Enfin! Mais trop tard…

     

    Vanessa Schneider a posé une plume affectueuse sur la mémoire de sa cousine dans un livre qui décrit enfin la vraie Maria Schneider, star mondiale du sexe malgré elle, éternellement à la recherche de l’affirmation de son vrai Moi.

     

    Grégoire Colard 

     

    Vanessa Schneider: Tu t’appelais Maria Schneider 

    Editions Grasset/ 250 pages/ 19 euros

    Johnny à Rio/ Photo Tony Frank/1967

     

    Le public, et même les plus fans des fans de celui qui a su allumer le feu dans leurs vies, tous doivent se ruer à cette exposition, « Johnny« , où chacun découvrira de spectaculaires objets-témoins de la vie de notre idole nationale et nombre de sublimes photos inédites. A ne pas rater!

     

    Photo Pierre Fournier 

     

    Ah! Johnny !!! On sait tout sur lui, ou plutôt on croit tout savoir, de sa vie, de sa carrière, de ses amours, et maintenant de son héritage qui sème la discorde, jusqu’à l’écoeurement.  Et pourtant, la Galerie Joseph, artistiquement cornaquée par Ghislaine Rayer, en accord avec Patrice Gaulupeau, le cadreur préféré du chanteur, propose sur deux étages un immense espace de 850 m2 où sont accrochées d’innombrables photos inconnues, extraites des collections les plus privées de grands photographes amis et complices du chanteur qu’ils n’ont jamais abandonné, que ce soit en France, aux Etats-Unis, au Brésil, en Tchécoslovaquie et ailleurs.  Et même à l’armée, avec ses copains pious pious. On y retrouve notre Jojo sur une plage au Brésil, au volant de super bolides, sur des motos de rêve, sur scène, bien sûr, lors de tournages de films, et aux côtés de stars mondiales., comme Marlène Dietrich. L’élégance et l’originalité de cette exposition font que rien ne tourne autour de sa vie privée, à part quelques clichés jamais vus de son enfance avec son père si souvent absent, de sa mère qui l’avait confié à leur famille. Pas une seule image de ses femmes, de ses mariages, de ses enfants. Seul l’artiste est mis en valeur à travers ses prestations scéniques, ses voyages de rocker, et son parcours de star, avec certains accidents de parcours, notamment en voiture, illustrés aussi ici.

     

    La Gillet Vertigo, toute en carbone. 

     

    La fameuse moto Harley Davidson, surnommée par Johnny « Laura Eyes », en 1995. 

    Ces photographes amis ont pour nom Raymond Depardon, Patrick Demarchalier, PierreFournierBettina Rheims, André Rau, Claude Gassian, Jean Marie Périer et Tony Frank, pour ne citer qu’eux…L’exposition comprend aussi des présentations de costumes de scène de la star, deux de ses Harley Davidson rutilantes, son permis de conduire, plusieurs de ses légendaires guitares ( celles qu’il n’avait pas cassées sur scène ou jetées dans le public!), des disques d’or, des affiches de concert et de ses films.  Bref, un panorama exhaustif  d’une vie aux mille facettes.

     

     

    L’exposition  » Johnny » est très riche et émouvante, et une journée « Dédicace stage »  a eu  lieu à la Galerie Joseph le samedi 8 mars avec nombre de personnalités et amis ayant publié des livres sur le chanteur désormais mythique, comme Sam Bernett, Jean Claude Camus, Tony Frank, Gilles Lhote, Jean Basselin, Patrice Gaulupeau.

     

    Grégoire Colard

    Entrée : 12 euros

     

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