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Jérémy Ferrari: un humoriste iconoclaste!

 

 

Charleville-Mezières serait-elle  la cité couveuse d’insubordonnés ? Arthur Rimbaud y est né, comme Jérémy Ferrari, et chacun d’eux a quitté à dix-sept ans sa ville natale, le premier pour mettre le feu à la poésie traditionnelle qu’il trouvait trop ampoulée, le second à l’humour actuel qu’il juge sage et formaté.

En effet, à 33 ans, Jérémy Ferrari, sur scène, n’a peur de rien ! Devant les milliers de spectateurs qui remplissent tous les Zénith de France, et aussi de très grandes salles en Belgique, en Suisse, au Québec et même récemment aux Etats Unis, il balance son humour ravageur sur les défauts et les méfaits de notre société. Dans son dernier spectacle « Vends 2 pièces à Beyrouth« , qui été acclamé par plus de 300.000 spectateurs, le hissant aux toutes premières places des humoristes les plus populaires de France, il n’hésite pas à incarner les terroristes et les spectateurs du Bataclan et à dénoncer les dérives budgétaires de certaines associations caritatives. Ferrari est un bulldozer qui aime écraser toutes les idées reçues, et s’il le fait volontairement de façon clownesque, c’est pour mieux nous convaincre de sa lucidité.  Notre rire irrésistible est une acceptation de ce qu’il ose dire et que nous n’aurions jamais osé formuler.

Alors, Jérémy Ferrari dérange nos médias, que ce soit la télévision ou la radio. Il n’est pas blackisté, non, mais il n’est pas invité, ce qui revient au même. Ce n’est pas un bon « client »,  un béni-oui-oui ! En 2016, il s’est d’ailleurs fait remarquer sur le plateau de « On n’est pas couché », reprochant au premier ministre d’alors, Manuel Valls, la récupération politique des récents attentats. Cela n’a pas plus aux instances dirigeantes….Pourtant, Ferrari  n’est pas un anarchiste va-t-en guerre  ! C’est juste et surtout un homme qui affirme ce qui le révolte avec force et drôlerie, comme le faisaient à leur manière Guy Bedos, Desproges et Raymond Devos

Pourtant, samedi prochain, le 24 novembre prochain, la chaîne C8 va lui consacrer une soirée spéciale, en diffusant à 21h la captation de son spectacle donné au Zénith de Lille, et, à 23h30 « Emporté par fougue« , un magnifique reportage, réalisé par Thierry Colby, qui l’a suivi pendant un an à travers ses pérégrinations scéniques. Pour l’avoir vu, TapageCulture peut vous assurer que ce document est un évènement car on y découvre au quotidien un Jérémy Ferrari attachant, humain, sensible, presque timide, mais qui ne baisse jamais les yeux face à vous ou au spectacle du monde actuel…

Grégoire Colard

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