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David Bacci chante contre la violence faite aux femmes !

 

Mal, il est mal. Et il a mal, face aux sévices subis par tant de femmes battues. Et pourtant ce jeune chanteur qui a fait le tour du monde pendant dix ans en a vu de toutes les couleurs sur les cinq continents, que ce soit au niveau des différences de civilisation, de religion, et de respect humain.  

Son bilan, au retour de ses pérégrinations incessantes, est que la femme, quel que soit le pays, n’est jamais aussi respectée qu’elle devrait l’être. Que ce soit humainement, sexuellement, personnellement, et même physiquement. Et tout cela le révulse au plus haut point. Comment porter la main, taper, frapper, mutiler et même tuer celles qui sont les femmes, les mères, les filles et les soeurs de l’humanité?

 

Au Maroc/ Photo Mehdi Mounir

 

« Après une première carrière de chanteur à grand succès régional en Haute Savoie, tout autour de Genève  j’ai décidé à vingt ans de prendre un billet sans retour pour nowhere, au hasard, à savoir en Indonésie, pour aller à la rencontre du monde. Je suis passé d’un pays à l’autre, d’un continent au suivant. J’avais juste un sac sur mon dos,  je travaillais au jour le jour et je dormais chez l’habitant. Ou dehors.  Dans des tribus, parfois, qui n’avaient jamais vu un étranger. J’en ai vu, des choses ! Et tellement différentes.

Le point commun, c’est que les femmes restaient la plupart du temps les yeux baissés, n’avaient pas  le droit de me parler, de me répondre, ni même de me regarder. Elles étaient en totale soumission. Et j’ai dû me taire et regarder ailleurs, sous peine de représailles, quand l’une d’elles était frappée par un mari, un oncle, un père, un frère, un fils même ! Que dire? Que faire ? Cette violence, elle est, dans certains pays, banale, admise, voire recommandée ! C’est fou! 

Aujourd’hui que je suis revenu définitivement  en France, je suis anéanti quand je dois faire face à de tels drames dans mon propre pays. J’ai l’impression que je partage la douleur de toutes ces femmes rabaissées, battues, blessées, violentées, violées, handicapées et pour certaines, tuées.  Au jour le jour, je suis dans la révolte, totalement en empathie avec elles. »

Co-auteur du  texte de la chanson « Sales barbares » avec Véronique Seruch, elle-même grande victime, et  Grégoire Colard, David Bacci est un chanteur globe-trotter qui s’engage dans sa vision du monde, on l’aura compris, mais aussi dans celle de l’amour et du partage. Avec ses musiciens, il a, depuis son retour au pays, donné nombre de concerts, en France et à l’étranger, entonnant l’hymne à la vie et à l’espoir à travers ses chansons, ce qui peut paraître naïf, mais il a le courage d’affirmer que l’univers peut être meilleur. Un voeu pieux ? Il est persuadé que non et l’affirme à un public qui le suit avec ferveur et lui témoigne le besoin de son regard positif et solidaire.

 

David Bacci en concert humanitaire à la Bastille devant 60.000 personnes 

 

« Je ne me sens pas innocent, je fais partie de ce monde qui maltraite et rabaisse les femmes, mais je me sens responsable de la lumière qu’il faut porter sur tous ces drames qu’elles subissent et dont la société préfère trop souvent détourner les yeux. Chanter ? C’est une façon de propager la parole. Si on m’écoute, c’est peu, mais c’est déjà ça ! » 

Avec un clip tourné à Nîmes par une équipe dirigée par le réalisateur André Dalcan, avec deux jeunes comédiens, Sébastien Cascio et Pauline Nyrls, David Bacci a tenu à arborer physiquement les outrages que la jeune femme subit, la peau constellée de sang et de blessures, comme si c’était lui qui était frappé au plus profond de son intégrité. Comme si son coeur battait au rythme effréné de la jeune femme meurtrie et de toutes ses semblables. Comme si sa peau était la leur. Comme si leur douleur était la sienne.

 

 

Composée, écrite et enregistrée il y a un an, cette chanson,  » Sales barbares « , qui dénonce la brutalité des hommes, est malheureusement de plus en plus en d’actualité. Même si l’opinion, enfin sensible, commence à réagir.

 « Les choses semblent bouger, mais le chemin à faire est là, devant nous! Alors, en avant ! « 

Tristan

 

« Sales Barbares »:

Paroles David Bacci, Véronique Séruch, Grégoire Colard.

Musique:  Didier Hayat

Réalisateur: Jean-Luc Dettome

Réalisation André Dalcan.

Comédiens: Sébastien Cascio et Pauline Nyrls.

Maquilleuse: Mademoiselle Bulle.

 

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