Tapage Culture

Ce livre est un grand livre. Tout simplement.Pourquoi détonant, parce que, selon le dictionnaire, il peut entraîner de vives réactions. Il dérange, il émeut, il scandalise, mais il ne laisse pas indifférent ! Il pourrait même être le sujet d’un film ou d’un télé-film.

L’auteur Michel Zaccaro, est inconnu de tous, publiant seulement aujourd’hui son premier livre, « Je suis tel que vous m’avez défait« . Mais il ne devrait pas le rester, car, la cinquantaine passée, il se délivre à travers ces pages des tourments de sa vie, le tout écrit avec une plume mêlée de sang et de douleurs, au rythme d’un coeur meurtri par une famille  particulièrement  ignoble vis à vis de lui. Jour après jour, année après année. Tout commence quand il naît, qu’on l’arrache à terme au ventre de sa mère. Toute sa vie, il aura le sentiment de ne jamais pouvoir se remettre de cette séparation pourtant naturelle d’avec ce cocon chaud, protecteur, de ce bonheur intense. Il cherche partout sa maman, qui est là, toujours, mais qui ne le regardera jamais comme il le souhaiterait tant.

Michel Zaccaro 

Si la famille s’agrandit, le petit Michel reste contre vents et marées le vilain petit canard de la fratrie, toujours moqué, toujours dénigré, et quand il se lance dans la vie, sa mère embarque la maisonnée à profiter largement de chacune de ses entreprises commerciales ou autres, car le garçon est devenu un homme dynamique, pour en prendre sournoisement le contrôle, les bénéfices, menant le tout à la faillite et lui à la rue. Encore et encore. Michel repart à chaque fois à la dérive, s’auto-mutile, attrape le Sida, puis  reprend des forces, de l’énergie, ne lâche rien et revient pour se blottir contre le ventre de sa maman, qui le repousse sans ménagement. « Je suis tel que vous m’avez défait » est un livre fort, à la langue percutante, écrit de façon rabelaisienne, avec d’immenses éclats de poésie, d’espoir éperdu jamais rassasié mais toujours présent. Un livre qui ne vous laisse pas indemne, mais qui ne s’oublie pas et que TapageCulture vous recommande.

Grégoire Colard 

« Je suis tel que vous m’avez défait » / Michel Zaccaro/ Publishroom/ 145 pages

Sur commande en librairie/18 euros. En téléchargement /7,99 euros.

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Starmania, créé en avril 1979 au Palais des Congrès de Paris aurait 40 ans cette année! Fabienne Thibeault a été au coeur de ce lancement triomphal dont elle a été un élément essentiel et porteur, et raconte dans un livre émouvant et intéressant les dessous compliqués de cette oeuvre à laquelle personne ne croyait et qui a fait le tour du monde !

Luc Plamondon et Michel Berger 

Michel Berger, en tant que compositeur, était fan des grandes comédies musicales américaines. George Gerschwin (« Porgy and Bess ») était son modèle. Son rêve était d’écrire un opéra-rock qui serait monté en France. Mais chez nous, alors, le « musical »  était un genre maudit. Aucun producteur, n’aurait misé sur le moindre projet dans ce sens. Pas rentable. Mais Berger, têtu en diable, a décidé de forcer le système, s’adjoignant le québécois Luc Plamondon comme auteur des textes. Ils travaillent deux ans, imaginent un thème futuriste, à savoir celui de jeunes zonards qui veulent renverser le Président de la ville, qui kidnappent la star de la télévision et la séduisent pour prendre le pouvoir grâce aux médias. Le temps d’engager des chanteurs de Paris et de Montréal, moitié, moitié, d’enregistrer un album, de convaincre finalement des décideurs, Starmania peut être  joué sur scène. Et c’est là que tout se complique, en coulisses, entre les équipes techniques françaises et québécoises, mais aussi avec celle, américaine, du metteur en scène New-Yorkais, Tom O’Horgan, très star ( « Hair/ Jesus Christ Superstar »). Aujourd’hui, Fabienne Thibeault nous fait partager ses souvenirs, partagés entre humiliations et grands bonheurs.

Fabienne Thibeault, la « serveuse automate », en 1979. 

Une humiliation, parmi d’autres?  Fabienne Thibeault a un rôle important, celui de  la chanteuse conteuse de tout ce qui se trame dans la ville, Monopolis, que ce soit dans les sous-sols envahis par les loubards en révolte, ou dans les buildings des nantis, mais, jusqu’à la dernière répétition, elle n’a toujours pas de tenue de scène! On l’a oubliée! Le costumier, en prenant enfin conscience, attrape une immense boîte en carton, fait deux trous sur les côtés pour les bras et le tour est joué…sauf que la chanteuse une fois dedans n’arrive à porter son micro jusqu’à sa bouche…Un grand bonheur, parmi d’autres? Le soutien indéfectible de Daniel Balavoine, qui détestait que les acteurs soient… »les uns contre les autres »! Ce qui ne manquait pas…

Fabienne Thibeault et Daniel Balavoine 

Ce livre est ainsi, plein d’anecdotes plus croustillantes les unes que les autres, qui prouvent que monter un show qui se voulait légendaire, et qui l’est devenu, se prépare dans la passion avant la première, avant de passionner à son tour le public. Et maintenant, vous, à la lecture de ces pages!

 

Grégoire Colard 

 

Mon Starmania/ Fabienne Thibeault/Editions Pygmalion/ 195 pages/ 19,90 euros.

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Rien ne va plus au sein de l’église catholique, en France et dans le monde, et le monde de la culture n’hésite plus à révéler ses démons et ses déviances sexuelles. « Grâce à Dieu« , un film français de François Ozon et un livre,  » Sodoma« , de Frédéric Martel interpellent aujourd’hui la conscience du public.

François Ozon porte bien son nom , car dans son nouveau film, il ose dénoncer, à travers une histoire touchante et émouvante,  le sujet tabou de l’homosexualité au sein du clergé. Il illustre par des images fortes les abus sexuels effectués par des prélats sur des mineurs paralysés par la honte, voire la culpabilité et marqués à vie, et dénonce l’aveuglement volontaire des plus hauts dignitaires du clergé. A l’heure où le cardinal Barbarin, qui annonce sa prochaine démissionvient d’être condamné à six mois de prison avec sursis pour non dénonciation d’agressions sexuelles, et où le pape François commence à prendre officiellement position, malgré les fortes réticences de son entourage ecclésiastique, ce film participe à la prise de conscience de chacun de nous. « Grâce à Dieu » est un film courageux, qui a failli être interdit et que Tapageculture recommande à chacun, quelque soit son obédience spirituelle.

 

Image extraite du film  » Grâce à Dieu »

Au même temps, l’actualité nous propose aujourd’hui  « Sodoma« , un livre, incroyable brûlot, écrit par le journaliste Frédéric Martel, publié simultanément en huit langues dans une vingtaine de pays. Après une enquête de terrain qui a duré plus de quatre années, aidé par 80 enquêteurs, l’auteur a auditionné en tête à tête plus de 1500 personnes au Vatican et dans trente pays, dont 41 cardinaux, 52 évêques et des centaines de prêtres. Ce qu’ils ont révélé aurait été indicible il y a encore quelles années, alors que la démission de Benoît XVI et la volonté de réforme du pape François contribuent enfin à libérer la parole. Ce qu’on découvre dans Sodoma, avec ses cinquante nuances de gay, dépasse l’entendement, laisse le lecteur pantois, mais contribue à un fantastique espoir : que nos fils, nos frères, nos cousins, soient enfin protégés !!!!

 

Grégoire Colard 

 

 

« Grâce à Dieu » , de François Ozon, avec Melvil Poupaud et Denis Menochet et Swann Arlaud.

« Sodoma« , de Frédéric Martel, Editions Robert Laffont, 630 pages, 23 euros.

 

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Raphael Mezrahi est un clown triste. La tristesse, c’est son truc. Alors, il en a fait le bitume de sa route artistique. Au point même d’organiser depuis six ans « La nuit de la Déprime », devenue un must pour les célébrités qui se ruent pour y participer et pour le public qui s’y agglutine.

Cette 6eme Nuit a été la plus réussie, produite dans un Casino de Paris archi bondé où des hôtesses et des hôtes accueillaient chaque spectateur en le prenant dans leurs bras pour lui faire un hug, « Oh, ce n’est pas grave, cela va bien se passer ! », lui glissant même quelques mouchoirs en papier ! Le ton était donné…Quand le spectacle commence, présenté par un Mezrahi qui a l’air de se demander ce qu’il fait sur scène, cherchant apparemment ses mots:  » Ah vous êtes là? Voilà…  Ben moi aussi. Voilà … Bon, et ben on va y aller…Voilà!.. », c’est parti , on rit de son pseudo amateurisme et on l’adore, comme toujours depuis ses cultissimes vraies-fausses interviews de stars qui ont fait sa gloire. Cela commence par  la projection d’un court dialogue, forcément sans intérêt, entre lui et un Patrick Bruel comme on ne l’a jamais vu, défait, abattu, les yeux tristes. Et la salle est morte de rire.

Raphaël Mezrahi et Patrick Bruel.

S’ensuivent près de trois heures de spectacle où défilent sur scène nombre de chanteurs interprétant des titres plutôt lugubres, comme Nicoletta, Chimène Badi, Jean Luc Lahaye, Nolwenn Leroy, avec des moments de très haute voltige avec Christophe, Natalie Dessay et surtout Richard Cocciante, qui ne s’était pas produit en France depuis quinze ans, trop occupé à superviser la carrière mondiale, en toutes les langues, de « Notre Dame de Paris ».

Richard Cocciante chante « Il mio refugio »

Si le public est aussi enchanté de cette « Nuit de la Déprime », c’est pour son côté différent, son ton original mais aussi pour l’humour décalé non seulement de Raphaël Mezrahi, mais de chacun des intervenants qui se prêtent au jeu, sans oublier celui de Laurent Baffie qui fait monter sa maman adorée sur scène pour l’insulter copieusement! Enfin, il y a le talent mondialement reconnu du trompettiste Ibrahim Maalouf, parrain de la soirée, qui intervient régulièrement avec son instrument, soit en solo ou en complément de l’orchestre mené par Jean-Félix Lalanne.  Un enchantement. Ne ratez pas la prochaine « Nuit de la déprime« , dans un an!

Le trompettiste Ibrahim Maalouf et l’harmoniciste Greg Zlap

 

Grégoire Colard 

 

Diffusion de « La 6 ème nuit de la déprime  » sur C8 en mars 2019.

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Michel Drucker a aujourd’hui 76 ans et être en aussi bonne santé est pour lui une source d’inquiétude permanente. Un contresens! Une aberration!

On le dit hypocondriaque, mais ce n’est pas le bon mot, car un hypocondriaque est un malade imaginaire. Ce qui inquiète Michel Drucker, c’est d’avoir la forme!  Il fait du vélo, on le sait, du sport à domicile , il n’a aucun symptôme de quoi que ce soit , mais pour lui, ce n’est pas normal. Il y a forcément un vice, un virus, quelque part. Alors, il lui faut consulter tous les grands spécialistes de son entourage, qui lui expliquent que, désolés, il n’a rien de rien, ce qui ne rassure pas ce patient -qui ne l’est pas!- qui retourne les voir dès qu’il le peut, toujours aussi incrédule.

Alors, Michel se surveille, se tâte, se palpe , fait attention. Déjà , il se pèse deux fois par jour, parfois trois, suit un régime draconien, dont il publie dans cet ouvrage le menu de tous ses repas de la semaine, ne fume pas, ne boit pas , s’endort avant minuit, et se demande s’il ne va pas se faire injecter, comme le lui avait confié Claude François, un anti vieillissement à base de testicules de taureau de Roumanie!

Avec Dany Saval, sa femme et sa meilleure coach! 

Sa plus grande peur a été récemment celle d’être viré de la télévision. Il n’en est pas passé loin. Lui, le fauve apparemment invincible, il en a véritablement tremblé, la sueur au front, face aux grands pontes de sa direction. Pour lui, on le mettait à mort. Alors, il a réagi, rugi publiquement, remportant finalement de nouveaux contrats. « Mon rêve, mon idéal, est de déclencher plus tard la mode « Vieille », avec par exemple non plus l’élection des Miss France, mais des Miss Centenaires! Oui, je me vois centenaire sur un plateau de télévision. Pour le moment, finalement, je suis encore beaucoup trop jeune!!!! ».

Un livre étonnant, d’une franchise déconcertante.

 

 

Grégoire Colard

 

Michel Drucker: Il faut du temps pour rester jeune. Editions Robert Laffont/ 21,50 euros

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Il existe des artistes phénomèmaux, qui ont tous les talents, qui enchantent les publics de tous âges
et de toutes origines et qui ont tout pour devenir des stars. Il faut juste aller les voir!

Jovany, qui va fêter ses 3O ans en 2019, est né sur scène. Ou presque! C’est en effet un enfant de la balle, dans la mesure où son grand père enchantait des salles combles avec sa verve de bonimenteur et de saltimbanque. Le petit garçon a repris son flambeau et mène depuis dix ans une carrière de clown, comique, chanteur, acteur, musicien, moqueur, vanneur, danseur et performer. Une carrière qui lui déjà rapporté plus d’une vingtaine de récompenses, dont, en 2017, le prix de l’humour Raymond Devos. Ce n’est pas rien!

Sur scène, ce garçon est un fou furieux qui saute, qui tombe, qui remplit la scène à lui tout seul. Il est a droite, à gauche, fonce dans la salle, revient en hurlant. Il déforme son visage comme le ferait Jim Carrey, dont il pourrait être aussi son digne héritier. Il chante à côté de la plaque, s’effondre dans un fauteuil, se relève pour jouer de la guitare qu’il menace de fracasser, se saisit à tour de rôle d’une dizaine de clochettes avec lesquelles il joue avec talent un air presque symphonique ( un numéro qui l’avait fait remarquer dans « La France a un incroyable talent ») et hop, il est reparti pour d’autres facéties clownesques. Son débit de paroles est absolument ahurissant et on reste étourdi face à une telle succession de performances diverses. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’avec Jovany , on n’a pas le temps de s’ennuyer. Le temps qu’on applaudisse l’une de ses performances, il est déjà passé à une autre, aussi irrésistible, sinon plus!


Jovany, qu’on a pu voir en tant qu’acteur dans « Missing », sur la BBC et dans « Credo », en Allemagne, est un artiste vraiment difficile à décrire, mais un artiste complet, qui veut distraire et faire rêver les gens. Pari réussi!

Grégoire Colard

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Entretien avec Thomas Chaumette qui nous présente le 18 Paris, son bel hôtel, situé 41 rue Letort, dans le 18 ème arrondissement de Paris , récipiendaire du Laurier d’Or 2018 décerné par la Fédération Internationale du Tourisme. De nombreuses figures du monde artistique sont venues fêter cet évènement…

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Il y a des jours comme ça où vous allez sans grand enthousiasme à un concert où se produisent plusieurs artistes ou groupes encore inconnus, et là, le choc ! C’est ce qui est arrivé pour Tapage Culture, invité au O’Sullivan de la Place Pigalle, où le groupe Flavie et les Garçons, en quelques sept ou huit titres en français et en anglais a déchaîné un public qui ne le connaissait pas. Une vraie révélation, à suivre de près ! Nous avons rencontré la chanteuse…

Flavie et deux de ses trois Garçons sur la scène du O’Sullivan

« Flavie, on vous découvre sur scène, mais qui êtes vous ?

Flavie:  Je suis quelqu’un de passionné par la musique. J’ai dix-neuf ans, et je chante depuis ma plus tendre enfance. Je pense musique, je respire musique, et même si je poursuis des études de droit pour rassurer mes parents et leur faire plaisir, je ne me vois pas faire autre chose que de la musique ! Cela dit, le droit ne me sera pas peut-être pas inutile dans ce métier où j’aurai, on ne sait jamais, à discuter de milliers de contrats (rire)! On peut toujours rêver!

-D’où vient cette passion ?

Flavie: Toute petite, j’ai eu à subir le divorce de mes parents, la maladie de ma tante et c’est à travers les chansons de Christophe Maé que j’adorais, que j’arrivais à extérioriser mon mal être, en changeant souvent les paroles de ses textes, pour  y inclure mes mots à moi! Serge Gainsbourg aussi m’a influencée, surtout quand il affirmé un jour  » Je dérange, mais je le sais « .  J’ai compris que j’étais une petite fille qui dérangeait aussi, mais cela m’a déterminée jusqu’à maintenant . Je sais où je vais. 

-Et où allez vous ?

Flavie : Je vais à la rencontre du public, je veux faire de la scène, encore et encore, avec mes trois Garçons, des musiciens que je connais depuis plusieurs années. Je me suis produite à 13 ans pour la première fois en public à la Fête de la Musique. A 15 ans, j’ai commencé à enregistrer des titres avec eux, et aujourd’hui nous avons un premier CD. 

Vous écrivez vos textes et vous composez?

Flavie: Pour le moment, je ne joue d’aucun instrument, mais quand j’écris mes textes dont certains avec Alain Morel, écrivain et journaliste,  j’ai déjà une idée de ce que ce pourraient être le rythme, en général pop rock,  et le style de la future chanson. Ce que je dis dans mes titres, c’est souvent assez personnel, car j’ai subi des troubles émotionnels et physiques durant mon adolescence, à cause des émois familiaux, donc, mais aussi à la suite de harcèlement sexuels et d’une tentative de viol. Aujourd’hui, je suis devenue forte, sensible au mouvement Me Too , et ma dernière chanson « Ne me touche pas « , avec le clip qui vient d’être réalisé et qui est sur U Tube, est le reflet  de ma détermination à m’affirmer en tant que femme, chanteuse et en tant que personne solidaire, à l’écoute des autres.

Pour vous, la chanson est une arme ?

Flavie:  Grâce à elle, je me solidifie pour combattre. Là, je reviens de Mongolie où j’ai pratiqué un voyage équitable en traversant la steppe, en parlant et chantant avec les gens, en partageant leur quotidien. L’été prochain, j’irai à Madagascar pour aider des enfants à travers une association, « Nosy Komba ». Je suis très sensible à l’actualité du monde, qui me révolte et me met dans une rage folle. La chanson est un vecteur pour aller à la rencontre des autres et, si possible, les aider.   

Quels sont vos modèles artistiques?

Flavie: Ce sont presque toujours des femmes fortes (rire)! Comme Lady Gaga, Adèle. Et même Amy Winehouse.  Chez les garçons, Stromae. 

 

Physiquement, vous ressemblez à Lady Gaga dans A star is Born !

Flavie: Ah oui? Je prends cela comme un compliment! Merci! Le moins que l’on puisse  dire, c’est que c’est quelqu’un qui ose ! Sa carrière de chanteuse, et maintenant de comédienne, est hallucinante. Elle peut m’inspirer, en toute modestie, mais ce qui est sûr, c’est que je suis quelqu’un de déterminé! Je vis et j’irai en tous cas au bout de moi-même. Et vers les autres. Et vers l’amour. C’est déjà ça! Non? 

 

 

Grégoire Colard

 

Flavie et les Garçons, en concert le 12 janvier au Flow/ 4 Port des Invalides Paris 7eme/ 01 44 05 39 50

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

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On peut se dire: « Encore un livre  sur Johnny!!! ». C’est vrai qu’actuellement il en sort au moins un, sinon plus, par semaine. Et trop, c’est trop. Sauf que celui-ci s’affranchit des ragots actuels et des rumeurs nauséabondes pour illustrer de façon abécédaire, à travers des textes brillants et dignes du journaliste Alain Morel et des photos de Patrick Carpentier, dont beaucoup inédites, toutes les facettes de la légende de l’artiste et du quotidien de l’homme.

Dans ce livre très exhaustif de 160 pages, il est facile de s’y retrouver car les chapitres se retrouvent grâce aux 26 lettres de l’alphabet, suivant l’urgence de votre intérêt: A comme amours, C pour cinéma, H comme Harley, M pour motos ,T pour Tatouages, V pour voitures ou  Vegas, etc….D’autres sont plus inattendues, comme le F, qui annonce des Facéties! Oui, Johnny adorait faire des farces à son entourage, à ses amis, comme Michel Drucker qu’il appelait pour rien plusieurs fois la nuit, juste pour  lui demander s’il dormait bien!  « J’ai toujours fait mon métier sérieusement, mais après le salut final, dès qu’on me laisse oisif, je déconne « confia t’il à  Alain Morel, alors grand reporter au Parisien, qui l’a suivi durant de très longues années. Et l’on découvre que c’est surtout avec Jean-Paul Belmondo qu’il a le plus vécu comme un  fou. Celui-ci raconte: »Avec Johnny, nous avons fait les 400 coups et même les 400 cents coups de poing ! On partageait le goût du danger, et un appétit pour le plaisir assez insatiable!« .

Beaucoup de confidences accordées à Alain Morel au fil de toutes ces années définissent mieux le séducteur que Johnny a pu être: »Je n’ai pas de type de femme, encore que, de Catherine Deneuve à Sylvie, en passant par Nathalie et, maintenant, Laeticia, il doit bien y avoir un petit côté BCBG qui m’attire fortement, avec des idées saines dans la tête, mais l’oeil disons…malicieux!« . Par contre, l’homme qu’il était a toujours été loin d’être séduit par les Guignols de l’Info, sur Canal plus, dont la poupée à son effigie mais au nez gigantesque ( qu’il a coupé un jour  avec une paire de ciseaux en direct sur le plateau! ) professait des textes débiles qui le faisaient passer pour un sombre crétin et que la France entière reprenait en riant « Ah que coucou ! ». D’autant plus que Laura, sa fille en souffrait affreusement à l’école, harcelée par les moqueries de toutes les élèves. Et ça, ce n’était pas supportable pour Johnny.

Dans ce livre, tous les clichés sont de Patrick Carpentier, photographe de la star pendant près de quarante ans ( dont plus de 20 ans officiellement) et refont surgir un Johnny intime, avec sa famille, ses femmes de coeur, ses enfants, ses amis, ses maisons, mais aussi le show man avec ses guitares, ses musiciens, ses looks, ses fans et bien sûr sur scène, ce qui n’est pas chose aisée et même tout un art quand il faut se jouer des lumières stromboscopiques, des projecteurs, des lasers et des nuages de fumigènes ! Le résultat est là, avec plus de 300 photos, dont beaucoup jamais vues, illustrant la vie et l’âme de notre Johnny national. De A à Z !

Grégoire Colard 

 

Inoubliable Johnny Hallyday, de A à Z.  /Editions l’Archipel/ 18 euros

Photos de luxe de Johnny, signées et numérotées sur www.patrickcarpentier.fr 

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